Archive | décembre 2005

le grand voyage, Fraser Island

29.08. …. suite
A la porte de mon auberge, je vais attendre environ cinq minutes pas plus. Je vois arriver le Pick-up vert, je comprend qu’il est pour moi (les départs sont nombreux, et pas forcément ni pour le même endroit, ni par le même convoyeur). C’est bon, en route pour le ramassage, je suis la première occupante. Une fois le ramassage des touristes effectués (nous sommes une vingtaine quand même). J’ai d’ailleurs la surprise de rencontrer un jeune Anglais de 23 ans, qui est le sosie de mon fils Sébastien, je suis bluffée !
Nous arrivons au port pour l’embarquement sur une sorte de "BAC" comme à Port Saint-Louis du Rhône, et nous avons une heure de traversée, pendant laquelle je vais scruter la mer pour essayer d’apercevoir une baleine, mais sans succès. Il y a un vent d’enfer sur le pont, mais je me suis bâchée à la manière "touareg".
Nous arrivons à Moon Point où notre bus nous attend pour traverser l’île afin d’aller jusqu’à notre campement. 
Le point de vue me rappelle un peu le delta de l’Okavango au Botwana, végétation similaire, sentiers de sable, mais ça ne va pas durer longtemps car plus nous avançons et plus la forêt est dense. Nous entrons dans la rain forest, les arbres sont immenses, quelqu’un a aperçu un couple de dingos, mais ils ne sont pas restés dans notre champ de vision. J’aurais bien aimé prendre une photo, mais ces petites bêtes ne prennent pas la pose pour notre plaisir, cela va de soit.
Lorsque les aborigènes peuplaient l’ïle, les dingos étaient leurs animaux de compagnie comme nous, nos chiens. Mais la disparition des aborigènes de l’île dans les conditions de l’époque a fait que les dingos sont retournés à l’état sauvage. Le gouvernement interdit que l’on apprivoise cette espèce, étant considérée comme "sauvage", donc dangereuse.
Notre chauffeur nous arrête afin que nous marchions un peu dans cette forêt, le bus va plus loin et nous attendra. Je prends tout mon temps pour observer les arbres et toutes ces curieuses espèces qui vivent en osmose les unes avec les autres, mais je prend bien garde de ne rien toucher. Lorsque j’arrive au bus, il ne manquait plus que moi ! C’est là qu’ont eu lieu les présentations. Je me sentais un peu dans mes petits souliers, morte de honte de mes faibles connaissances (enfin, je croyais), et puis les mots sont venus simplement.
Le guide nous expose ce que sera notre séjour, je comprends bien le sens général de ce qu’il dit, mais lorsqu’il met le turbot, je zappe. Je me fais confirmer quand je ne suis pas sûre d’avoir compris. Toutefois, dans notre groupre il y a un couple de Belges (wallons) et la jeune fille parle Français, elle m’a offert son aide, ce qui ne sera pas de refus, le cas échéant.
Il y a des groupes qui se sont formés par affinité, j’ai lié conversation avec une allemande qui ne parle pas trop bien anglais non plus, mais qui a son fils comme interprête.
Nous nous sommes arrêtés pour un "stop hygiène" à Happy Valley. Nous avons droit également à un buffet bien fourni, mais je me suis surtout jetée sur la charcuterie dont j’ai été privée depuis un bon moment. Après le lunch, nous sommes repartis vers le Sud et nous avons baladé à pied à travers le sable jusqu’à un lac d’eau douce "Lake Wabby" où certains se sont baignés. Nous y sommes restés environ une heure, puis nous avons repris le chemin vers le nord, avec stop à Eli Creek où se trouve le principal cours d’eau douce de l’ile. Il est vrai que l’eau y est vraiment transparente et c’est accenté par le fonds sablonneux. Nous avons fait une petite balade dans la rain forest le long de ce petit cours d’eau, puis nous sommes repartis en poursuivant notre route vers le nord en longeant l’Océan Indien où se trouve échouée l’épave du SS Maheno, un bateau contruit en Ecosse en 1905 et qui a servi de navire hôpital pendant la premièire guerre mondiale. Il fut ensuite revendu à un ferrailleur japonais en 1935, mais lors de son transfert, un cyclone brisa net son câble de remorquage et il échoua sur la côte orientale de l’ile, le 9 juillet 1935. On peut voir les restes de sa carcasse rouillée, c’est une curiosité.
Après ça nous avons repris notre route pour arriver à Cathedral Beach, notre camp. Génial ! les tentes sont en place sur des planchers et nous avons un lit. Je suis seule dans ma tente, j’apprécie. Ce soir tout le monde "tchatche", c’est une vrai cacophonie. Notre guide s’active aux cuisines tout seul comme un beau diable, il me fait pitié, mais il est très actif et n’a pas l’air embêté du tout, il est habitué. Je converse avec mes co-voyageurs et notamment le sosie de mon fils qui m’encourage à parler anglais activement car il me dit que mon anglais parlé est "bon", ça me stimule, je pars au lit vers 22 heures, la journée a été bien remplie.
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le grand voyage, Fraser Island, via Hervey Bay

28.08.05 (suite….)
Je suis arrivée à l’aéroport domestique de Hervey Bay, c’est un miracle ! Notre chauffeur, un chinois, nous a fait traverser la ville Sydney à la façon de "Starsky". Je redoutais chaque passage de feux tricolores et de chaque croisement, de plus, j’étais placée côté "du mort".
Ouf ! nous sommes à l’aéroport. Il commence à sortir les bagages de la remorque, il doit être pressé de se débarrasser de moi car il est prêt à me donner le premier bagage venu, mais il n’aura pas gain de cause, je ne partirai que nantie de mes propres bagages.
C’est un petit aéroport, du genre de nos aéroclubs, mais ça circule (si l’on peut dire). Dans la navette, en route vers l’aéroport, il y avait deux jeunes filles (belges parlant français) qui venaient de passer deux mois ici. Elles avaient traversé le désert rouge, fait des petits boulots en route et rentraient chez elle, mais le coeur gros de quitter l’OZ….
J’avais joué la prudence en partant à 10.30 h de l’auberge, car nous avons mis trois quarts d’heure pour arriver à l’aéroport. J’ai donc largement le temps d’enregistrer ma valise. Je garde avec moi mon sac à dos + mon petit sac de voyage. J’ai donc récupéré mon ticket d’embarquement qui porte le numéro ????……. 13 ! La suite au prochain épisode, il me reste une demie-heure pour boire mon thé tranquillement.
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Et bien le numéro 13 est plutôt faste, puisque, suivant mon instinct et les habitudes acquises, et non les recommandations de l’agence, j’arrive directement à mon auberge en prenant une navette au lieu du bus. Finalement, je ne suis pas sûre que mon intermédiaire connaisse les meilleurs moyens d’arriver à bon port à moindre coût.
Je suis tombée sur un chauffeur "plaisantin" qui ne savait pas que je connaissais sa moquerie, et ce fut l’arroseur arrosé.
Ils se servent de nous Français, qui répondons souvent "oui, oui" au lieu d’un simple "oui", et en Australie "wi-wi" c’est "pipi", mais j’ai eu un bon professeur avec Ian qui m’a appris quelques mots "slang" (argot) et j’ai donc contré mon interlocuteur en riant, il était ravi ! Il a apprécié que je sois déjà au fait de leurs plaisanteries.
Arrivée à mon auberge, je prends mes quartiers. Je suis logée dans un petit bungalow à deux chambres (de vraies chambres) avec penderie, toilettes, douches, normal quoi ! Il n’y a pas de télé, mais ça ne m’embête pas. Pour l’instant, ma préoccupation, c’est d’aller manger car j’ai le ventre vide depuis ce midi, mon avion ayant décollé à midi 10, pas de repas, j’ai l’estomac dans les talons. Heureusement, la cuisine est ouverte de 18 à 21 h.
Mon repas sera donc composé de lasagnes au steak accompagné frites et quelques légumes verts, le tout présenté avec une tranche d’orange !!!!!!!!
Je prends tout mon temps pour manger afin d’être calée et de ne pas me réveiller avec la faim au ventre en pleine nuit, le petit déjeuner n’est pas avant 7 heures demain matin.
Que je parle un peu d’Hervey Bay ; c’est une petite ville pas plus grande que Marignane, mais étendue à la manière des villages de vacances, en rues parallèles et perpendiculaires à la mer. Elle est composée d’habitations particulières avec des jardins sub-tropicaux, car nous ne sommes qu’à 300 kms au nord de Brisbane, c’est sûr, ici, on se sent en vacances.
Leger détail toutefois, je suis arrivée avec une "ombre de pluie" vraiment quelques gouttes éparses, du vent, pas très violent, et quand même, une température de 25°, mais je confirme, je n’aime toujours pas le vent.
Tout en continuant mon repas en musique, c’est l’heure des clips et "hits" à la télé", ça me rappelle qu’hier en revenant des Blue Mountains, notre chauffeur, un gai luron qui n’arrêtait pas de plaisanter, nous a chanté des chansons du cru, reprises en choeur par quelques personnes du bus, puis petit à petit par presque tout le monde (moi y compris, au refrain ) c’était très convivial !
Je reviens à mon auberge. Dans la salle à manger, il y a un coin Bar, avec des enseignes lumineuses à la façon des pubs irlandais. Au milieu, il y a des rangées de table en bois (vieilles et plutôt belles) mais ornées d’une frise peinte tout autour, fonds jaune avec des fruits de mer et des coquillages dessinés. C’est assez original.
Au fonds, en opposition au bar, il y a la cuisine avec le comptoir "cuisine américaine" c’est très sympa. Dans chaque angle il y a une télé pour les amateurs.
J’ai repéré la laundry où j’ai prévu d’aller à mon retour de Fraser Island, il y aura trois jours de linge à rendre propre. J’ai une clé et un code pour entrer après l’heure de fermeture de la réception.
Il est 19 heures et il fait nuit noire, mais le trajet pour rejoindre ma chambre est balisé avec des petites lumières. Je n’irai pas regarder la télé, les programmes sont en gros les mêmes séries qu’en France, et pas forcément ce que j’ai envie de regarder, donc je vais lire tranquillement pendant une heure ou deux, après avoir préparé mon sac, je laisserai ma valise en "consigne" à l’auberge pendant mon absence.
 
Lundi 29.08
Ce matin, lever prévu à 6.30 H mais à 6 heures je suis réveillée. Je vais avoir le temps de prendre tranquillement ma douche, faire une légère restauration de la façade et à 7 heures pile, je laisserai ma valise en garderie.
Mon sac à dos étant prêt, j’ai juste à y ajouter mes pyjamas (les serviettes de bains étaient fournies par l’auberge) et mes affaires de toilette. Mes vêtements étaient prêts à être enfilés, pas de perte de temps. A 7.03 H j’étais à la salle à manger pour le petit déj : 2 oeufs et 4 toasts beurrés avec ma tasse de thé.
C’est bon ! je suis prête pour le départ en direction de Fraser Island. J’attendrai à peine 5 mn avant de voir arriver mon pick-up vert, et, en route pour le ramassage des autres co-voituriers, je ne sais pas encore combien nous serons.
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Fraser Island est la plus grande île de sable du monde, elle fait 123 km de long, elle est inscrite au Patrimoine mondial pour ses merveilles naturelles (parois de sable coloré, lacs intérieurs, forêt humide et ses splendides plages). On ne peut la traverser qu’en 4X4… ou à pied, si le coeur vous en dit. 
 
 

le grand voyage, en route pour Fraser Island

Dimanche 28.08
Ce matin j’ai tout mon temps car je me suis réveillée en sursaut à 6 h croyant qu’il était 7.30 Heures. Hier soir, j’avais pris la précaution de me laver les cheveux, je ne partirai donc pas la tête mouillée. Je vais  prendre mon petit déjeuner à 7.30 H, après avoir fait mon tour sur internet . J’ai choisi le petit déjeuner continental, mais je ne me suis pas régalée, j’aurais mieux fait de prendre les oeufs et le bacon, mais je me suis levée légèrement barbouillée ce matin et je n’ai pas pris le risque de déclancher une migraine par ma gourmandise. Il faut dire que la pensée de mon chauffeau qui ne fonctionne pas, ça me chagrine, c’est toujours pendant mon absence que la mécanique s’enraye, et ça m’embête de laisser ma puce avec juste l’eau froide. Je sais bien que c’est l’été et qu’il fait chaud en Provence, mais je ne dois rentrer que fin octobre, il faut trouver une solution avant.
Il n’est pas encore 10 heures, mais je rends les clés de ma chambre (contre remboursement du dépôt de garantie, et oui, le manque de discipline existe partout (surtout à cause des touristes "extérieurs" alors il faut bien prendre des mesures qui fonctionnent). Je vais m’installer dans le salon commun, à l’entrée devant un grand écran plat qui diffuse des clips musicaux, en attendant la navette qui va me conduire à l’aéroport. Elle doit être là à 11 heures, c’est suffisant pour être à l’aéroport à midi, ce n’est pas très loin, mais le chauffeur fait le tour des hôtels pour récupérer la clientèle.
Je poireaute presque une heure à regarder les allées et venues des gens. Il y en a qui arrivent de la gare qui se trouve à quelques centaines de mètres d’ici, d’autres qui partent à la découverte de la ville, et ceux comme moi, qui partent vers d’autres destinations.
Exception faite de l’étroitesse de ma "chambre" l’auberge est bien, très propre, les sanitaires très bien entretenus et les occupants (des jeunes de moins de 30 ans en majorité) étaient respectueux de l’ordre. Ceci dit, malgré le jeune âge de la clientèle, je n’ai pas été regardée comme une bête curieuse ou une extra-terrestre, c’est déjà ça !
Finalement, j’ai bien fait de descendre à l’avance pour rendre mes clés, car 10 mn avant, c’est le grand rush, la plupart attend le dernier moment (pannes d’oreiller, probablement) et il y a la queue au comptoir.
Pour me rendre jusqu’à l’aéroport, ça va me coûter $9, soit à peine 6 €, c’est moins coûteux que le train et je suis prise en charge à domicile, j’apprécie.
Ma navette arrive, j’abandonne donc le canapé, je consulterai mon guide bleu à l’aéroport. Je dois dire que mon séjour à Brisbane m’aura été d’une extrême utilité, je commence à prendre de l’assurance.