Archive | février 2006

aéroport Brisbane-Proserpine

Mercredi 31 Août
C’est la routine, Lever à 6h30, une petite douche pour me réveiller, un petit tour sur internet afin de récupérer ma réservation sur Sunshine express airline, petit avion de ligne d’environ une trentaine de sièges.
Aujourd’hui ne sera pas la meilleure journée, je l’ai passée dans les transports. Entre ce petit avion qui m’a ramenée de Harvey Bay à Brisbane où j’ai attendu de 10h50 à 14 h, heure d’embarquement !
Je m’installe gentiment dans l’avion qui va me conduire de Brisbane à Proserpine. Là, une mégère accompagnée de sa mère et son bébé, me demande de changer de place pour être ensemble.
Je suis d’accord sur le principe et j’obtempère volontiers, toutefois je suis désagreablement surprise par son agressivité. Le bébé (environ 18 mois) est insupportable, il n’arrête pas de chouiner, il est infatigable. J’avais oublié que l’organe vocale de ces petits bouts avait autant de puissance. Vu le "profil" de la mère, le comportement de l’enfant ne m’étonne pas  !
Je me retrouve donc assise près de deux jeunes filles très sympathiques, j’ai gagné au change. A l’arrivée, je me serais crue dans un film d’aventure rocambolesque. Nous stoppons à 300 mètres environ de l’aéroport, sur les pistes. Quand je dis "aéroport", c’est un bien grand mot, c’est une sorte de petite gare vitrée, nous la traversons et attendons nos bagages au dehors. Il vont arriver dans un "train" motorisé, une sorte de petit tracteur avec plusieurs remorques attelées où sont rangés nos bagages. J’ai trouvé la scène cocasse.
Proserpine est un aérogare de campagne. J’ai rencontré un couple de français en partant et nous nous sommes quittés à l’arrivée où ils étaient attendus.
Après avoir récupéré nos bagages, chaque passager rejoignait un bus, selon l’auberge ou l’hôtel réservé. Il était 17 heures et j’en avais plein les basques, depuis le matin.
Enfin, j’arrive à mon auberge où je récupère la clé de ma chambre, pressée d’aller me rafraîchir et me reposer un peu, mais à peine la porte ouverte, je me retrouve dans un dortoir (environ 8 personnes) où tout le monde était étalé au milieu des bagages, un bordel indescriptible, je n’ai même pas vu s’il y avait un lit de libre ! j’ai fait demi-tour, et armée de ma réservation "single" je me suis fait délivrer une autre clé. Je maudissais la réception, avec mes bagages à traîner, je leur fais donc part de mon mécontentement.
Après quelques appels téléphoniques, je repars avec les clés et un plan explicatif pour rejoindre la chambre allouée. Le plan est aussi clair qu’une tasse de café, mais courageusement, je repars en direction de l’inconnu, car ma chambre ne fait pas partie du complexe où je suis arrivée, il me faut retourner vers le centre commercial. J’arrive tout de même à l’immeuble, mais le numéro qui m’a été attribué paraît être occupé. Heureusement pour moi, j’ai rencontré une jeune femme, émue par mon embarras certain, qui m’explique qu’en fait, le numéro 1 (ma chambre) est à l’intérieur de l’entrée numéro 2. Et oui, pas facile à deviner hein ? Bref ! Je rentre dans l’entrée numéro 2, qui est en fait une cuisine équipée, avec coin salon, la télé, une chambre (portant le n° 3) et les escaliers qui conduisent à deux chambres (la n°1, la mienne) et la n°2, une salle de bains et les W.C. J’ai la chance d’occuper seule les lieux, je ne m’en plains pas.
Une fois mes affaires posées, je pars à la recherche de mon prestataire de service pour la croisière du lendemain. J’ai bien tourné une demi-heure, et, la fatigue ayant raison de moi, j’ai pleuré ! Oh, pas longtemps, mais je n’en pouvais plus, ça m’a momentanément soulagée.
J’ai enfin trouvé, il me fallait rentrer dans un immeuble et aller au premier étage. J’ai donc fait les formalités, pris les renseignements pour le rendez-vous du lendemain et suis revenue vers mon motel. En chemin, je me suis arrêtée dans un magasin pour acheter de quoi me restaurer, principalement des crudités, de la salade de fruits, une pomme et une banane pour le petit déjeuner du lendemain matin.
A la cuisine j’ai trouvé une Kettle, j’en ai profité pour me préparer du thé, et j’en ai abusé….
Ici, la vie me parait plus chère qu’à Hervay Bay, mais aussi ça semble très touristique. Comme il y a les départs de croisières, il est probable qu’il y ait plus de monde qu’à Fraser Island, je ne sais pas.
L’aéroport est éloigné du centre, ce qui justifie certainement la différence de coût de 5 $ AUS, mais les restaurants sont également plus chers. Même à Sydney, ça me paraissait moins coûteux.
Tout en écrivant mon carnet, je regarde les "infos", les dégâts provoqués par l’ouragan en Louisiane et à Bâton-Rouge, c’est une calamité pour tous ces pauvres gens. Ici, ce n’est pas la saison, mais en été, les risques existent également.
 
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3ème jour sur l’ile de Fraser

Mardi 30 août
La destination de notre randonnée d’aujourd’hui nous conduit en haut du rocher appelé "la tete de l’Indien". J’ai cherché et trouvé un petit coin d’ombre, la vue est magnifiquement spectaculaire !
Ce matin pour moi, le lever a eu lieu  6 h, j’en ai profité pour mettre mon camescope à recharger pendant que je prenais la douche. J’ai ensuite préparé mes affaires et suis allée prendre le petit déjeuner avant de prendre la routes vers ces formations rocheuses originales, sorte de pinnacles.
Sur notre route nous avons rfencontré un dingo, il avait l’air jeune, mais pas du tout effarouché. Selon les conseils de notre guide, nous n’avons pas cherché à prendre contact avec lui, c’est une espèce considérée comme sauvage.
Notre bus s’est arrêté pour nous permettre de prendre des photos et le dingo s’est carrément installé dans les empreintes laissées par les roues, ce fut le fou-rire général.
Un 4X4 nous a dépassé en klaxonnant, la pauvre bête est partie apeurée.
Du haut de la tête de l’Indien a eu lieu l’un des grands massacres aborigènes de l’ïle. Ces pauvres gens ont été jetés du haut de cette falaise et les quelques personnes épargnées ont été ramenées puis parées sur le continent. Quelques uns ont survécu aux épidémies et à l’alcool, c’est un souvenir honteux de cette époque.
Nous sommes redescendus le long de la plage où nous nous sommes baignés. Je me suis isolée car j’avais oubié mon maillot de bains dans la valise, je me suis donc baignée en sous-vêtements. Ce manque de décence m’a contrainte à m’isoler derrière les rochers où personne ne pouvait me voir.
Je ne reste pas très longtemps car le soleil est déjà brûlant, je suis donc retournée vers le bus en empruntant les sentiers de la nature pour y faire quelques photos et j’arrive également à photographier 3 oiseaux, mais l’aigle est trop haut la mise au point de mon appareil numérique est insuffisante, j’abandonne donc.
Tout le monde réintègre le point de rencontre et nous repartons à Eli Creek où il est prévu de pick niquer. Nous nous installons entre le bord de mer et le ruisseau qui vient du centre de l’ïle et nous repartons vers le Lac Mackenzie (Booranguora). C’est un très joli endroit. Pendant que les autres se baignent ou lézardent au soleil, je me balade dans les alentours. Je ne ferai pas de rencontre de bestioles antipathiques, mais j’aurai droit à des vues dans la forêt absolument magnifiques.
Je reviens vers le bus car je sens l’heure du rendez-vous approcher, nous allons retourner vers le bâteau.
En cours de route, je vais faire une petite "pause paupière" tout en entendant en fonds, la voix de Quieren notre guide.
Il est temps de retourner au bateau. Il nous faut remplir une fiche d’appréciation comme à chaque tour, afin éventuellement d’améliorer ce qui doit l’être.
Nous sommes rentrés vers 18 heures, le temps de récupérer ma valise à la consigne, me doucher et me restaurer, j’ai de nouveau préparé le sac de voyage pour la croisière car demain j’ai rendez-vous à 9 heures AM  à la réception pour mon transport à l’aéroport. Je vais aller me coucher avec un livre jusqu’à l’extinction des feux à 23 heures.