Archive | juin 2006

Broome

4.10.05
La nuit a été bonne, couchée à minuit et demie levée à 6.15 H, c’et bon, j’ai mon compte de sommeil. Je me lève le plus doucement possible pour ne pas réveiller mon environnement et après m’être douchée, je vais prendre mon thé, tranquille, tout en griffonnant mon carnet. Je passe quelques tasses et il est déjà 9.15 H.
La première personne connue que je rencontre est le gentil Laurenzo à 7.30 H, ensuite vers 8.15 H j’aperçois James puis Gary, chacun deux voulait faire la grasse matinée.
Aujourd’hui, pour ma pomme, ce sera le repos absolu ; j’ai besoin de récupérer, je ferai donc probablement une petite sieste cet après-midi si rien ne vient dchanger mes projets.
J’aperçois Laif (le Danois) qui me fait un petit "coucou". Je suis attablée à l’ombre, pas loin de la piscine, toute prête à me recevoir pour un petit bain histoire de me rafraîchir, ce sera parfait ! La réception est enfin ouverte, je vais voir si je peux faire mon tour sur internet afin de donner quelques nouvelles à ma famille qui doit se faire du soucis pour moi… si loin…. et si seule (croient-elles) à table, je suis entourée d’allemands.
Pour ce midi, ce sera pratiquement une diète, je me contenterai de tranches de pain dans le style "craquottes" il fait vraiment trs chaud. En tout début d’après midi, j’étais partie dans l’intention d’une petite sieste, mais je me suis décidée à trier mes affaires et remettre ma valise et mon sac à dos à jour, ça m’a pris du temps.
En allant vers les toilettes j’ai croisé James finalement nous sommes allés à la plage ensemble, il y faisait meilleur car il y soufflait une petite brise qui nous empêchait de rôtir, bien protégés par nos crèmes haute protection et le chapeau.
Je suis allée me baigner, profitant du poste de secours juste à côté, au cas où je rencontrerais des méduses bleues (Jelly fish) mortelles les garces ! bien que ce ne soit pas la pleine saison, la chaleur est précoce, alors il vaut mieux être prudent.
Ce soir James a partagé son repas avec moi et nous avons décidé de faire les provisions demain pour tous les deux, les quantités n’étant pas prévues pour personnes seules, nous nous accommodons de l’achat commun à partager.
 
05.10.05
Aujourd’hui lever seulement à 6 heures, je partage ma chambre avec deux allemandes sympas, la 3ème sera partie sans que je la vois et sera remplacée par un mec.
Je prends le bus à 10 H (gratuit) et je vais faire mon tour jusqu’au centre-ville où enfin je vais pouvoir me faire couper les cheveux et harmoniser mes racines, je revis !
En sortant je vais faire quelques courses au supermarché, mais comme d’habitude je n’ai pas prêté attention à l’endroit où le bus s’était arrêté et je ne retrouve plus mar route…… je demande donc à une boutique qui m’indique bien l’arrêt, mais ce n’est pas le même bus, celui-ce sera payant, je suis franchement furieuse contre moi-même.
Enfin, je vais me restaurer avec les légumes et les tranches de gigot achetés, manger me remonte le moral.
 L’après-midi,il fait encore très chaud, je voulais aller à la plage, mais j’ai le nez qui pique sur mon bouquin, je finis par aller dormir trois quarts d’heures, mais je ne me réveille qu’à 5 heures, ce sera fatal pour la nuit. Avec James nous mangeons nos légumes, puis des raviolis et une tranche de viande, puis nous partons en vitesse car nous avons prévu un ciné ce soir. Heureusement pour nous, le bus est en retard et nous arrivons juste pour la séance de "Charlie et l’usine de chocolat" avec Jonhy Depp, j’ai bien aimé ! Jonhy Depp et surprenant et bon ! c’est vraiment un excellent acteur. En sortant du ciné, il nous reste une demie heure à tuer avant le bus, nous allons donc boire une bière. Nous avons passé une excellente soirée, avons bien discuté, James me parle un peu de son petit ami qu’il a laissé en Angleterre, je crois qu’il fait un super breack dans sa vie…
De retour à l’auberge je me fais une tasse de thé, moralité, entre la bière et le thé, je me suis levée 3 fois dans nuit. J’ai eu du mal à m’endormir, mais à 6 heures j’étais réveillée. J’espère que demain matin je ne raterai pas mon car car le départ est à 6.30 H très exactement.
 
06.10.05
Ce matin je profite de mon lever aux aurores et de l’absence de volontaire pour aller sur internet, c’est mon dernier jour civilisé avant au moins 4 ou 5 jours. Ensuite j’irai manger mes 2 oeufs au plat  avec des toasts grillés et de la vache qui rit, je me suis régalée.
A 10 H, départ pourlecentre ville où je vais acheter es timbres et 2 jolies cartes pour l’anniversaire des enfants (Valérie et Sébastien). La chaleur est toujours aussi pesante, aussi les boutiques à visiter sont les bienvenues à cause de l’air climatisé. Nous rentrons pour le lunch à 13.30 H (en ce qui me concerne) ensuite à 14.30 H direction la plage où je vais me baigner pendant deux heures, c’est un régal. Je rentre me doucher de bonne heure afin que ma serviette de bains soit sèche pour retourner dans le sac ! c’est toute une organisation. Je vais également cuire ce qui reste dans le sac à nourriture pour le petit déjeuner demain matin et faire ma réserve de thé, que je boirai froid, mais j’aurai toujours mes tartines et les oeufs durs pour le petit-déjeuner.
 
 
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Toujours autour des Kimberley

30.09.05
Lever 4.45 H, je prend un bon petit déjeuner avant d’attaquer la longue route jusqu’à Emma Gorge par la piste de Gibbs River Road. Une promenade à pied à travers les gorges dans les galets et les rochers, c’est vraiment pénible pour moi, mais le paradis se mérite.  Après la baignade, retour au truck pour le lunch. Il fait une telle chaleur que nous avons à peine faim, puis nous reprenons la route à travers les pistes montagneuses, la chaleur est accablante et les efforts sont plus importants. Je transpire et je sens mauvais, mais nous sommes tous dans le même cas !
14.30 H après-midi nous faisons un arrêt photos et notre guide commence à "démonter" le véhicule. Nous faisons un stop en cours de route pour le ramassage du bois destiné au feu de ce soir, nous sommes à une demie-heure de notre campement en pleine nature où nous n’avons ni eau ni électricité naturellement. L’eau est prévue pour la vaisselle tout simplement.
Je suis une experte du montage et du démontage de la tente, je bats tout le monde, alors j’apporte mon aide. J’avoue que je ne souffre pas du manque de confort car je sais que c’est provisoire et je m’adapte parfaitement à la situation, car entre les bains de rivière ou de source d’eau naturelle, mais, merci les lingettes, elles sont là pour compléter.
Je regrette mon appareil photo analogique car sans électricité le coût des batteries de remplacement est un budget conséquent. Depuis notre départ de Darwin, le temps prend une dimension toute autre, les journées passent vite, mais elles sont aussi très longues avec les efforts que nous fournissons.
01.10.05 – Campement Gibb River
Nous avons marché pendant plus d’une heure pour rejoindre une petite crique dans Bell Gorge, ensuite nous allons nager dans une eau magnifique, puis nous escaladerons pour aller plus loin où les eaux sont un peu plus profondes.
L’après-midi nous allons longuement marcher dans les Gorges "Meaning Gorge" c’est moins pénible que l’escalade dans les falaises, bien que nous escaladions des rochers malgré tout, mais j’aime assez. Toutefois, ici il fait très chaud, 35° environ, c’est pire qu’en Provence, nous n’avons pas un poil d’air.
La traversée de "King Leopold Range" est tout simplement fabuleuse, plus on en voit et plus c’est beau ! pas un seul des sites que je rencontre ne se ressemble. Sauf peut-être les Bungle-Bungles avec le Gregory National Park.
Campement sauvage à El Questro. Depuis quelques jours, notre truck perd son gas-oil, nous sommes au milieu de nulle part mais je ne suis pas inquiète, je suis vraiment trop fatiguée après cette longue escalade dans la chaleur, c’est inhumain d’avoir chaud comme ça.
 
02.10.05
Moi qui me plaignait qu’il n’y avait pas une brise, j’ai passé une très mauvaise nuit. Le vent a soufflé sans arrêt menaçant de me retourner avec ma tente, pourtant il va falloir être en forme car nous repartons vers les gorges, celles de Old King Léopold, puis jusqu’à Mitchell Falls. La route n’est pas très longue, mais l’accumulation de fatigue me déclanche une forte migraine ophtalmique, aussi la descente dans les gorges me paraîtront un enfer à traverser. Arrivés en bas, j’ai quand même pris un bain histoire de faire circuler mes petits vaisseaux
et je me trouve un emplacement dans l’enfractuosité des rochers où je m’y improvise une couche et je vais attendre à l’ombre que se passe mon martyr. Je suis complètement dans le coton, je fais quand même le pic-nique avec les autres en choisissant soignement quelques denrées qui ne provoqueront pas de nausées, à savoir : le pain ! Je "dormirai" le temps que les autres profitent pleinement de la baignade et du panorama.
L’après-midi nous reprenons le chemin en sens inverse et l’escalade du retour sera une véritable épreuve pour moi, mais j’ai été bien soutenue et mon sac à dos a fini sur le dos de quelqu’un d’autre. Notre promenade de retour nous dirige dans les Ranges jusqu’au au rocher de la Reine Victoria.
 
03.10.05Tunnel Creek
Départ comme d’habitude après le petit déjeuner, équipés de nos torches, ce matin je suis bien reposée, prête à attaquer notre expédition vers Tunnel Creek, qui, comme l’indique son nom, est un tunnel dans Kindjina Gorge, mais avec l’impression de faire de la spéléo.
Nous arrivons dans les Kingdjina Gorge à l’entrée de cette "grotte" que l’on traverse pour partie en escaladant des rochers, probablement éboulés au cours des temps et partie en traversant une rivière souterraine, pas très profonde puisque nous n’avons pas à nager, mais nous avons de l’eau jusqu’aux genoux. Avec la torche, nous pouvons voir des crevettes d’eau douce et des chauve-souris (deux espèces).
Nous avançons prudemment dans l’eau en balayant avec nos torches  car il y a des traces de crocodiles. Je ne suis pas rassurée plus que ça avec  ces bestioles, je n’ai pas la plus grande des confiances.
La partie supérieure de la grotte est formée de superbe stalagtites et est habitée par les chauve-souris, l’une des espèces ressemble à des vampires, mais les deux sont inoffensives.
Dans l’eau il y a de petits poissons et des plus gros, les poissons-chats, les crevettes d’eau douce sont à mi-chemin entre la crevette et l’écrevisse, mais le manque de lumière ne les empêche pas de vivre.
Nous continuons notre marche, je me trouve derrière Andrew notre guide, quand soudain il fait un écart vers l’arrière et nous entendons un gros "plouf", nous avons juste le temps d’apercevoir un crocodile de taille moyenne disparaître dans l’eau, il a probablement été aussi surpris que nous et s’est sauvé dans l’eau. J’ai poussé un cri de surprise et de peur, puis je suis restée tout le reste du parcours derrière le guide et Gary, je ne faisais pas la fière, mais je ne pense pas avoir été la seule.
Nous arrivons enfin au bout du tunnel où un petit paradis nous attendait ; une source continue de couler au milieu de la végétation tropicale et nous nous nous baignerons.
Nous restons à admirer ce coin de paradis (je sais je me répète) nous remontons en contournant le tunnel pour aller admirer un rocher décoré d’une peinture rupestre aborigène. Nous redescendons pour reprendre le chemin du tunnel et nous apercevons deux kangourous aux aguêts venant s’abreuver à la rivière. Dommage, ils étaient loins de mon objectifr. Quand nous retournons dans le tunnel, je ne quitte pas les deux gars d’une semellle, je les laisse jouer les cibles à ma place, c’est laid, mais humain.
En ressortant, nous rencontrons un couple que nous avertissons de la présence des crocodiles, mais ça ne les fait pas reculer ! Enfin, nous nous en sommes sortis sains et saufs, c’est l’essentiel.
Nous reprenons le chemin des gorges que nous allons visiter tranquillement, c’est juste de la marche, et là, nous rencontrons les crocodiles d’eau douces, qui sont paraît-il "inoffensifs". Je prends quand même quelques photos avec le peu de batterie qui me reste, ce ne sont que des "bébés crocos".
Nous repartons sur Derby où nous allons acheter notre repas de midi ; poulets rôtis tous prêts en sandwich mayonnaise. Il fait une chaleur accablante, nous l’avions oublié dans les gorges et le tunnel. Nous allons voir la "prison" dans le fameux "boab". C’est un baobab avec une énorme cavité qui ressemble bien à une cellule où étaient renfermés plusieurs prisonniers, plutôt entassés qu’enfermés, mais actuellement ce sont les serpents qui y élisent domicile, la prudence en interdit donc l’accès. Nous reprendrons la route vers 14.30 H, tranquillement jusqu’à Broome, sur la route nous doublerons notre original avec son kart à roues, nous allons d’abord près de notre backpackers, mais sans nous y installer car nous allons jusqu’à l’océan tester la température de l’eau qui est absolument délicieuse et où nous attendrons le coucher de soleil pour faire encore de belles photos.
Nous convenons d’un renz-vous pour le restaurant où nous allons prendre le dernier repas ensemble pour une partie de l’équipe. Ma chambre est le numéro 12. Avant de partir au restaurant je vais me doucher, me shampoingner et me faire "belle", ensuite je fais le tri de mes vêtements, ceux que je vais mettre au lavage car j’ai bien pris soin d’acheter de la lessive cette fois, j’en aurai encore besoin, je dépanne quelques personnes on fait échange de bonne volonté.
De retour du restaurant à 11 H, je récupère mon linge que j’installe à sécher sur les cordes à linge. J’espère que ce sera sec demain matin, j’espère du moins. Je suis dans une chambre avec 3 jeunes filles (germaniques).Petite mésaventure, le temps d’aller me brosser les dents, j’ai fait tomber la clé de la chambre dans le sac à linge propre (pas encore étandu) et je me suis retrouvée à porte. Personne à l’intérieur et personne pour m’ouvrir. Je me suis donc installée à attendre, assise près de la porte, j’ai envie de pleure, je suis fatiguée, mais je me retiens (il me reste un peu de dignité). Finalement, je n’ai pas longtemps à attendre, 2 de mes co-locataires arrivent, je suis réellement soulagée, car passer la nuit dehors ne m’aurait pas vraiment gênée, il y avait un canapé un peu plus loin, mais mon linge était toujours mouillé et à l’intérieur. Enfin, je vais passer ma nuit confortablement dans mon lit, le premier lit depuis une quinzaine de jours.
 

Powny Farm

Comme je m’y attendais à 4.30 H je me réveille, je commence à ranger ma tente, puis je vais faire mon petit tour dans la nature. Les mouches sont déjà là. Je vais encore prendre mon petit-déjeuner sous la voilette.
Les autres commencent à se lever, j’ai déjà tout rangé, la tente, le sac de couchage, le lit de camp, mon sac à dos sont dans le 4X4.
Nous prendrons la route vers 7.30 H on refait en sens inverse nos 83 kms de piste jusqu’à notre arrêt "chopping" à Marbel Down où nous avions rencontré notre original deux jours auparavant.
 J’en profite pour m’acheter un protège tasse avec les Bungle-Bungles en image, au moins, je ne me brûlerai plus les doigts.
Sur le chemin nous nous arrêterons faire une photo sur les Cockburn Ranges dans le Perry Lagoons National Park.
Nous traversons Widham, village à majorité aborigène, pour nous rendre jusqu’à notre campement à la ferme (Powny Farm) où nous allons trouver enfin un super confort : douche à volonté, toilettes et…. électricité. J’en profite pour mettre les batteries de mes appareils à recharger à recharger et les miennes par la même occasion.
Malheureusement, mon camescope est tombé en panne d’un coup, la charge ne veut plus se faire. Je suppose que les fortes températures ne lui conviennent pas non plus. Je surveille un peu la progression de la charge en tentant diverses opérations pour tester les branchements pendant ce temps, Julie ma camarade Australienne prend sa douche. Soudain, j’entend des hurlements, vu l’heure, je ne pensais pas qu’il puisse y avoir un serpent quelconque et encore moins un crocodile, mais je vais tout de même aux nouvelles, porter éventuellement secours, alors je fonce couragement à l’aide de Julie que je retrouve au mileu d’une quantité invraisemblable de petite grenouilles vertes qui avaient envahi les douches et les toilettes, j’étais morte de rire !
 

Bungle Bungle

27.09.05
Debout à 4.15, J’ai ranimé le feu de camp pour préparer l’eau du thé pour la collectivité, comme chaque matin puisque je suis toujours la première réveillée (normal, je suis la plus âgée).
Pendant ce temps j’ai démonté la tente, plié et rangé tout le matériel près de la remorque, puis je suis allée me laver dans la rivière sans témoins à cette heure matinale. Je suis revenue près du feu où j’ai mis à griller quelques toasts, c’était vraiment le luxe. Ensuite, un petit tour dans la nature à l’abri des regards.
Nous sommes repartis à la conquête des "Kimberley" dont l’étandue est impressionnante. Nous allons explorer Kununurra, la puis nous ferons un arrêt dans une petite crique  pour nous baigner dans Hidden Walley National Park et prendre le lunch.
Notre équipe est composée de 9 personnes, chauffeur compris : Un couple de Danois Kristen et Leif, 3 Australiens Julie, Gary et ANdrew notre chauffeur  1 Anglais James, 1 Italien Lorenzo, 1 Japonais Yoshi et moi.
Sur la route des Bungle Bungle nous faisons un arrêt provisions et "toilettes" à Windham. Là, nous rencontrons un original grimpé sur un véhicule genre "kart" mais à pédales, qui fait également ses provisions, il fait le tour de l’Australie avec cet équipement, il a l’air parfaitement organisé.
Au programme de demain il est prévu de faire un tour d’hélicoptère, je suis hésitante, c’est un budget de 250 $, soit environ 150€, j’ai encore la nuit pour y réfléchir.
Nous poursuivons notre route jusqu’à notre camp à El Quatro à la tombée de la nuit, en chemin je peux admirer le coucher de soleil sur les Pantecost ranges, on dirait qu’elles sont en flammes avec ces couleurs rouge et orange, c’est vraiment magnifique !
Malheureusement pour moi, la chemin est cahoteux et le 4X4 me secoue tellement que je ne peux ni filmer ni photographier, bien que je sois assise près du chauffeur.
Quand nous arrivons au camp, il fait encore un peu jour, nous en profitons donc pour installer nos tentes, nous y passerons 2 nuits. Nous sommes près de Victoria River qui est asséchée, mais cette fois pour la toilette nous avons un robinet d’eau et 1 WC. Nous sommes au milieu d’un millier d’hectares de montagnes sauvages au possible.
Ces kilomètres nous ont fatigués, mais nous tchatcherons jusqu’à 9.30 H environ. En ce qui me concerne, je me suis lavée au robinet, en maillot de bains et à 4 pattes et me suis couchée encore humide car il fait très chaud. J’ai dormi jusqu’à 4.30 H, dès les premières lueurs du jour.
28.09.05 – mon tour en hélico.
A peine y a t’il un rayon de soleil que ces sales bêtes de mouches sont là ! Je prend mon breakfast équipée de mon chapeau avec la mousticaire.
Nous partons jusqu’à une aire de stationnement pour nous rapprocher de Mabel Down Station, puis nous partons à pied explorer une petite partie des canyons, quel plaisir !
Nous entrons dans une gorge naturellement climatisée et nous la suivons pendant environ 1km5 dont l’accès n’est pas aisé, car c’est un couloir d’éboulis à escalader, pour arriver dans une sorte de cathédrale où nous attendons à la fraîcheur, l’heure d’aller jusqu’à l’hélicoptère.
Nous reprenons le chemin en sens inverse, mais depuis hier, mes méninges n’arrêtent pas de cogiter à propos de la balade en hélico, car lors de notre visite dans Kings Canyon j’avais laissé la raison l’emporter et je n’avais pas succombé, mais là, ces immenses territoires recouverts de montagnes aux formes si pittoresque, je me dis que je n’ai quand même pas fait autant de kilomètres pour lésiner sur mon budget, après tout, je n’ai qu’une vie et ce voyage est la plus importante chose que j’ai réalisée, puisque c’est l’aboutissement de mon rêve, alors au diable "les varices" et je survolerai les Bungle Bungles. 
Je suis absolument enthousiaste, aucun regret, à part d’avoir vu mon camescope tomber en panne de batterie juste au milieu du vol.
De retour au camp, nous avons repris le chemin du camp où nous avons retrouvé deux tentes les 4 fers en l’air, elles avaient probablement été mal montées et installées et les bourrasques de vent de l’après-midi  ont eu raison d’elles.
L’une d’elles était était la tente de Yoshi qui s’est bien fait mettre en boîte. Nous nous sommes détendus avec une bière puis nous sommes repartis à pied à 500 m du camp pour escalader un petit mont afin d’attendre le coucher du soleil sur la montagne. Mais ce soir, nous seront frustrés en grande partie par les nuages.
Pendant que nous attendions patiemment perchés, 2 4X4 sont arrivés et se sont installés. Avec toute la place qui existe dans ce coin, il a fallu qu’ils se mettent bien près de nous, nous faisions la tronche.
L’un des véhicules était en majorité japonais. Ils ont mené une vie de patachon, ça criait, ça riait et ça a duré.
Après le repas, je suis allée me "doucher" sous mon robinet, il faisait déjà nuit, je me sentais beaucoup mieux. Sur cette partie du voyage nous sommes vraiment crasseux, mais tous logés à la même enseigne, envahis par les mouches,  transpirante, les pieds d’une noirceur repoussante malgré le savonnage énergique.
Notre chauffeur-cuistot nous a préparé un bon petit repas, viande avec sauce chili !
Après la vaisselle et le rangement, je ne m’attarderai pas, ce soir je suis fatiguée. Il et 9.30 H et je sais que demain matin je serai réveillée avant les premières lueurs du jour.

Vers les Kimberley

26.09.05
J’ai passé une nuit particulière, couchée à 20.30 H, je me suis endormie au milieu d’un concert, chants musique et danses, mais à minuit j’étais réveillée, j’avais déjà bien dormi. Je me rendors, et nouveau réveil à 2 heures par le caquetage de mon copain Irlandais avec son compagnon de soirée. Je me rendors avec un peu de peine, et nouveau réveil à 3 heures. J’ai un peu les boules. Finalement, je vais m’endormir profondément jusqu’au chant du coq à 4.30 H.
Je me lève aussi silencieusement que possible, je range toutes mes affaires et me passe abondamment l’eau sur le visage. J’avais pris la précaution de laisser ma valise près de la porte pour éviter le remue-ménage et à 5 heures je suis en bas pour rendre les draps et la clé, je récupère ma caution. Le seul hic, c’est que le bar n’ouvre qu’à 5.30 H à l’heure du départ. Je poireaute donc une demie heure comme une bécasse.
Dès l’ouverture du bar, j’achète vite fait un thé à emporter et un muffin car le bus arrive. Il est prévu pour 20 personnes, mais nous ne serons que 9 et personne ne s’en plaint. Je me tracassais encore un poil pour le poids de mes bagages, mais cette fois encore, ça passe ! Ma pauvre valise ne fera pas d’autres voyages, c’est son dernier service. Le pied est cassé, il ne lui rete plus qu’une roulette, la fermeture éclair commence à lâcher, c’est très inconfortable pour le transport terrestre, elle roule vraiment très mal.
Nous partons de Darwin après avoir récupéré tout le monde. Ici le temps commence à changer, il est nuageux et lourd. En transportant mon verre de thé dans le sac, une partie s’est renversée sur mes chaussettes.
J’avais passé mes chaussures dans la machine à laver, mais elles ne sont pas encore sèches, aussi ça tombe bien que nous fassions de la route, ça leur donnera le temps de finir de sécher et je garderai les sandales. Nous avons quand même 870 km environ à faire.
Bien entendu il y aura 2 arrêts d’urgence, puis un arrêt baignade à Edith Falls où je rencontrerai une petite famille de Français en vacances dans les Gorges Katherine. Ils habitent Sydney, ce n’est pas la porte à côté.
Après le lunch nous reprenons la route en traversant les Kimberley par le Gregory National Park, le trajet est ponctué de "pauses paupières" et ronflements, et nous arrivons enfin dans le bush où nous allons poser notre campement. Notre cabinet de toilette sera la rivière, et la nature pour le reste, nous sommes vraiment dans le dénument le plus complet, mais ce n’est pas pour me déplaire !
Nous mangeons au feu de camp, il n’y a que la nature, quelques arbres tout de même pour l’intimité d’un besoin urgent. Le chauffeur aussi sur cette portion, m’a à la bonne puisqu’il va faire la démonstration du montage de la tente avec la mienne, je suis gâtée ! ceci dit, c’est un exercice qui n’a pas de secrets pour moi.
Il fait très chaud, la nuit tombe vite, mais pour autant, elle n’amène pas la fraîcheur. En revenant d’un besoin naturel, je me suis fait attaquer par une araîgnée monstrueuse qui grimpait dans mon pantalon, elle avait les pattes qui grattaient, j’ai bien failli me mettre à poil sans considération pour les autres. Il se sont affolés en m’entendant crier, craignant le pire, mais quand il ont vu l’objet de mon effroi, ils ont bien ri….. pas moi ! Enfin, pas sur le coup.
J’ai passé malgré tout une excellente nuit. Nous avons reculé nos montres d’une heure et demie pour le changement de fuseau horaire.

Jim-Jim falls – Ubirr

24.09.05
Nous avons un long trajet à faire pour rejoindre les superbes points de vue de Jim Jim Falls et les ronronnements du moteurs accompagneront ceux des voyageurs. Cette foi, la beauté des paysages m’empêchera de dormir.De Mataranka nous avons longé la "Range" des territoires aborigenes puis traversé par des sentiers "hors monde" pour arriver dans les Gorges de la rivière Katherine. Nous arrivons au bout du sentier "carrossable" et nous attaquons notre marche à travers les rochers et le sable qui longent la rivière. Nous la traverserons à gué en regardant et écoutant le moindre bruit afin d’éviter une rencontre indésirable avec les crocodiles. Je suis toujours sur mes gardes quand je sais que ces bestioles cohabitent, bien que la température de l’eau ne favorise pas leur promenade en ces lieux (paraît-il).
Enfin ! nous arrivons à une magnifique crique avec une eau si transparente que nous pouvons voir la couleur des poissons selon leur passage, c’est vraiment superbe ! Nous nous baignerons jusqu’aux environs de midi, car notre camp situé à Jabaru n’étant pas très loin, tout le monde est d’accord pour retarder l’heure du lunch.
L’après midi est prévue pour la visite du site aborigène d’UBIRR, mais nous ne sommes que 3 à vouloir y aller, les 5 autres restent à la piscine. Je les comprends, ils habitent un pays froid, mais malgré tout, on a l’occasion de se baigner assez souvent alors que des sites de ce type, ça ne se trouve qu’à des endroits très précis en Australie et je trouve dommage en étant aussi près , de ne pas profiter de l’opportunité. Mais à chacun son choix, et je préfère braver la chaleur, car il fait vraiment très chaud ! je transpire par tous les pores de ma peau, mais le détour vaut vraiment le déplacement.
Après avoir visité le centre d’informations, nous avons commencé la visite des peintures rupestres et regardé les sites sacrés. Ensuite, nous avons escaladé la montagne (pas très haute) et nous surplombions tout le site où a été tourné le film "Crocodile Dandee", On a vraiment toute la dimension du paysage.
De retour au camp, il faisait encore très chaud, je suis donc allée directement à la piscine où se trouvaient encore mes co-voyageurs.
Tout en prenant mon bain j’ai rencontré un couple de français et ses enfants, qui étaient en vacances ici, mais qui habitent Sydney depuis 3 ans. Nous avons bavardé quelques instants, enfin, environ 5 mn tout de même, le temps de faire brièvement connaissance, mais j’avoue que je n’ai pas la nostalgie de la France, ni même de parler français.
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Nous installons notre camps. Le chauffeur (dont je suis la petite préférée, va savoir pourquoi) a choisi mon emplacement, un très bon emplacement où j’ai tous les repères visuels pour ne pas me tromper de tente.
Je prends possession des lieux visuellement, je positionne dans ma tête l’endroit des douches, car lorsqu’il fait nuit, ce n’est pas facile de retrouver son chemin dans le bush, quelques buissons suffisent à me faire perdre le Nord, c’est bien connu.
Cette chaleur m’a épuisée, ma nuit sera sans interruption.
 
25.09.05
Nous repartons dans les gorges de Jim Jim Falls et du Burrundi, c’est vraiment magnifique. Nous avons 2.5 kms à parcourir pour arriver au bassin ; c’est vrai, ce n’est pas grand chose, mais dans les rochers, enfin, de très gros cailloux, croyez-moi, ce n’est pas aisé, de plus, c’est glissant, je dois être très prudente car bêtement, je suis restée en sandales.
Nous arrivons au bassin, mais là, déception, on ne voit pas les "twins falls" car il n’y a pas assez d’eau, cependant, le décors est magnifique. Il faut avouer que chaque site visité est un plaisir pour les yeux, on ne s’en lasse pas.
Nous nous reposons un peu avant de rebrousser chemin, quelques photos pour immortaliser le souvenir et nous repartons vers le bus où nous allons nous restaurer. Nous sommes encore empoisonnés par les mouches, mais ce n’est pas une nouveauté.
Le repas sera vite fait, nous plierons bagage avant de repartir sac à dos, vers une nouvelle marche. Cette fois, ce ne sont pas de gros cailloux, mais de veritables rochers que nous escaladerons pendant environ deux kilomètres, mais au bout de l’effort, il y aura le réconfort lorsque nous arriverons à la crique où nous pourrons nous baigner pendant près d’une heure. C’est super ! Cet après-midi par contre, j’ai pris soin de changer mes sandales avec les chaussures de sport.
Lorque nous attaquons le retour, les premiers 500 mètres se dérouleront très bien, mais lors que la descente arrive, j’ai glissé sur un rocher et j’ai terminé la chute à genoux, comme pour la prière, mais en frappant le tibia contre le rocher. La douleur me porte au coeur, j’ai la respiration coupée, et l’espace de reprendre mon souffle, le plus calmement possible, je constate les dégâts : j’ai une bosse énorme, un oeuf de cane, légèrement égratignée et qui prend une jolie couleur bleue. La trouille d’après coup me laisse un tremblement incontrôlable, mais j’arrive à me raisonner en me disant qu’à cet endroit, seul un hélicoptère peut me tirer de là, ou moi ! Alors pour ne pas me faire plus remarquer, je me relève et je continue la route, chaperonnée par Kévin qui prend soin de moi et porte mon sac (où se trouvent les serviettes, l’appareil photo, le flacon de crème protectrice) et je garde le petit sac à dos où se trouve ma bouteille d’eau.
J’ai chassé la frayeur de ma tête et suis arrivée à bon port. Finalement, la bosse s’est estompée, mais j’ai gardé les couleurs et la douleur !
De retour de la promenade-baignade, nous reprennons la route pour Darwin où une partie de notre petit groupe va se séparer. Cela faisait 2 semaines que nous parcourions le routes ensemble. Notre chauffeur a dit des gentillesses pour sa favorite "moi" et saluer le reste du groupe.
J’ai rejoint l’auberge où j’allais passer la nuit, dans une chambre-dortoir où j’ai retrouvé un des Irlandais avec qui j’avais voyagé la semaine d’avant.
En cours de  croisière, au hasard des stops, nous avons rencontré différentes personnes de groupes précédents, et notamment un couple que j’ai retrouvé au restaurant. Kee est Vietnamien d’origine elle Anglaise, ils se sont rencontrés en Australie et habitent Melbourne. C’et un couple d’environ 65/70 ans, mais la dame me trouvait très sympathique et a été ravie de venir faire la conversation avec moi.
C’est assez marrant que la majorité des gens que je rencontre me trouvent courageuse et aventureuse et m’en complimentent, ça me surprend car je ne vois pas où est le mérite, pour moi le courage c’est affronter des situations qui en demandent, ce qui n’est pas vraiment le cas en cette espèce. M’enfin !
En rentrant, je prépare mes bagages consciencieusement car le lever se fera à 4.1/4 et je tiens à prendre le temps de manger un peu, boire un thé avec les amis que je vais quitter.

Bank Bank Station – Katherine

21.09.05
Nous devions démarrer à 6.30 H mais à cause des retardataires nous partirons seulement un peu après 7 H. Nous avons encore une bonne route à faire, mais elle sera ponctuée de plusieurs arrêts. Après 1.30 H de route,les têtes ne sont pas toutes réveillées, les petites Japonnaises n’arrêtent pas de caquetter, je ne crois pas avoir connu plus bavardes qu’elles en cours de route. Nous faisons un premier arrêt pour nous dégourdir un peu les jambes, puis nous reprenons la route vers Katherine et ses superbes gorges. Nous faisons un arrêt et partons avec le sac à dos faire un tour dans les gorges, les accès ne sont pas aisés mais nous arrivons à une petite "crique" et nous nous baignons tranquillement. Après m’être bien ébattue, je sors de l’eau pour me sécher un peu et en refermant le portillon d’accès je lis qu’il y a de crocodiles et qu’ils peuvent être agressifs si on dérange leur tranquillité ! je n’étais pas très fière, même si je me suis dit qu’il y avait quand même quelques morceaux à déguster avant moi, mais j’ai finalement changé d’endroit, car bien qu’il n’y ait pas eu d’attaque, je suis retournée à une petite crique où l’eau était également très bonne, mais plus protégée et où j’ai pu me baigner en toute tranquillité. J’ai fait la causette avec mon petit couple de français.
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Nous avons de nouveau repris la route, puis nous nous sommes arrêtés à un endroit insolite où il et indiqué que c’est le dernier pub avant longtemps, donc la prudence nous impose de boire et acheter "frais" pour continuer à traverser ce désert. Je vais y rencontrer le couple d’allemands avec qui j’ai fait la croisière en voilier autour des Whitsundays, nous étions heureux de nous rencontrer.
Je précise que cet endroit, original au possible, m’a rappelé l’arrêt sur la Route 66 en Californie aux USA, même principe, mais en plus grand, c’était assez curieux comme impression. J’ai filmé comme de bien entendu.
Arrivés à Katherine, les "acheteuses compulsives" sont allées faire un tour dans le supermarché. Moi aussi, mais pour repérer les toilettes, car à chaque halte, je n’y échappe pas. En sortant, j’ai remarqué qu’il y avait de ailes pas loin. Il faut dire que Katherine est une petite ville et que l’endroit où nous avons stoppé ressemble à un petit coin de campagne. Je vais donc filmer tranquillement, j’espère que le résultat sera bon, car ils sont quand même assez hauts et je n’ai pas le super zoom.
Nous avons repris notre bus pour rejoindre notre campement qui se trouve à 14 kms en sortant de Katherine. Nous sommes installés en plein bush, et quelle chaleur ! Je crois bien que cette nuit je vais me laisser tenter par un somme à la belle étoile, je me barderai de crème repousse-moustique.
Dans la tente nous sommes 4, je dors avec 3 garçons, 2 Irlandais et 1 Israélien, c’est vraiment "la bonne franquette".
 
22.09.05
Comme d’habitude, lever 5 H pour moi, 3/4 H oys tard pour les autres. J’ai tout mon temps pour me préparer, trier les affaires qui vont dans chaque bagage (ou valise, ou sac à dos) et surtout prendre tranquillement mon petit déjeuner. Je réveillerai mon dernier voisin de chambrée qui dort profondément à 1/2 heure du départ.
En bus, je suis près de Carla, une jeune Hollandaise avec laquelle j’ai sympathisé et nous rions bien toutes les deux. C’est notre dernier jour ensemble, car à Darwin elle s’arrête et moi je continue sur Kadadu. Kees s’arrête également, il veut profiter de la plage.
Nous reprenons donc la route avec la nouvelle équipe, la chaleur et ces infernales mouches, et là, je m’aperçois avec horreur que ma voilette n’est pas dans mes bnagages à mains, je fulmine ! mon sac à dos est enfoui sous des kilos d’autres bagages, je laisse donc tomber pour aujourd’hui !
Après notre repas, nous reprenons la route pour aller nous baigner…… la récompense pour moi. Nous arrivons à un endroit paradisiaque sur la rivière Katherine et je me mets à l’eau sans hésitation tellement elle et bonne. Nous en profiterons pendant une bonne demie heure. Deux de Japonnaises ne se baignent pas, je leur laisse donc mon sac en garde et nous nous photographions à tour de rôle. Après ce bain délicieux et bienvenu nous repartons sur Darwin qui n’est pas très loin maintnant.
Nous récupérons nos dortoirs. La réceptionniste me donne un premier étage, mais je marchande et je récupère un rez-de-chaussée. Je commence à prendre de la hardiesse dans le langage, ce qui ne me paraîssait pas évident au départ, mais je me sens de plus en plus à l’aise, bien que n’ayant pas un trop grand vocabulaire, mais la pratique, il n’y a rien de tel.
La prise de possession du dortoir n’est pas triste, nous sommes plus de 10 dans une partie et 6 dans l’autre, avec une seule salle de bains et toilettes ! j’arrive en premier, je m’installe donc sur le lit d’en bas en évitant d’être face à la "clim" et près de la porte. Nous avons droit à un ticket repas, nous nous donnons donc rendez-vous avec le petit groupe initial (formé au départ d’Adélaïde) , mais finalement nous nous retrouvons une vingtaine à manger ensemble. Soirée sympa ! Je ne rentre pas trop tard car j’ai laissé mon linge dans le séchoir pour une heure et je sais que je le trouverai hors de la machine si j’arrive après, donc je ne tiens pas à laisser traîner mes vêtements. Je retrouve mon chemin toute seule, comme une grande, pour rentrer à l’auberge, et cette fois, sans me tromper de direction.
Je récupère me vêtements séchés, je termine ma valise, récupère les batteries rechargées, puis je prépare mes vêtements pour le lendemain matin, je me couche vers 10.30 H c’est correct.
 
23.09.05Lichtfield – Kakadu
 Lever 5.20 H, ma douche étant prise hier soir, mes affaires prêtes, je n’ai plus qu’à me rafraîchir, prendre le petit déj, aller mettre ma valise en consigne et attendre le convoyeur.
Cette fois ce sera uper, c’est un petit bus 4X4 qui nous ramasse, et nous ne somme que 9 avec le chauffeur car nous avons été divisés en 3 groupe.
Depuis une semaine, j’observe mes petits camarades, ceux qui sont avec moi depuis Adélaïe, et dans le groupe, il me semble qu’il y a anguille sous roche entre notre gentille et charmante Danoise Jeanne et notre petit journaliste sportif Ecossais "Martin". Il me semblait bien qu’il y avait entre eux de tendres regards, et hier ils promenaient main dans la main comme 2 tourtereaux, ils étaient trop mignonsz.
Donc, pour reprendre le fil de la division en groupes, nos deux tourtereaux se sont trouvés séparés et le pauvre Martin qui faisait partie de notre convoi errait comme une âme en peine, mais les listes étaient faites !
Au cours d’un arrêt, nous avons rencontré le groupe de Jeanne, et notre guide, qui avait dû cogiter a profité de ce stop et proposé d’échanger une personne dans nos groupes. ça s’et super bien goupillé, car Mayako la petite japonnaise avait sa copine dans le groupe de Jeanne, c’et donc elle qui a fait l’objet des échanges, et la bonne surprise fut annoncée en cours de lunch ! Le belles histoires d’amour, ça émeut toujours.
Je me suis parfaitement intégrée au groupe malgré les limites de ma conversation, mais j’y met du mien, et bien que je n’améliore pas grandement mes connaissances, je prends de l’assurance et je participe aux conversations.
Notre guide, sur cette partie du tour m’a à la bonne, même bien à la bone, il prend grand soin de savoir si j’ai bien compris toutes ses explications. Il m’appelle "my first woman" il a bien dit "woman" et non "wife", je fais donc l’objet de quolibets sympa sur son intérêt à mon encontre.
Notre journée a été super bien remplie, nous avons pris un premier bain à Florence Falls, c’est paradisiaque ! nous y somme restés pratiquement une heure. Ensuite, nous sommes allés un peu plus loin, dans coin avec des petites cascades, c’était moins grandiose, mais toujours très sympa. L’eau y était limpide, fraîche en comparaison avec la fournaise extérieure, c’était franchement génial.
Comme nous avons encore une longue route à faire, nous repartons vers Marie-River où nous allons faire notre croisière à la recherche des crocodiles. Ce sera laborieux, mais nous en verrons quelques uns, de petits et quelques gros que je pourrai prendre en photo, mais pas filmer, vu que je suis tombée en panne de batterie en fin d’après-midi. Je prends donc le relais avec mon appareil photos. Le retour se fera avec le tomber de soleil ; sur la Marie-River c’est superbe, avec tous les oiseaux des marais qui viennent y chercher leur pitance !
La fin de la croisière arrive et nous rejoignons notre campement qui se trouve à dix minutes de là en voiture. On s’arrête tout de même en chemin pour un super coucher de soleil, manque de chance, les nuages à l’horizon nous le cachera.
En arrivant, je vais aider au barbecue, on va se régaler avec les saucisses et côtes d’agneau, et je griffonne un peu mon carnet avant d’aller rejoindre le feu de camp.
Le couvre-feu aura lieu pour moi à 22.30 H et je dormirai d’une traite jusqu’à 5 H du matin. Comme je suis la première levée, je mets l’eau à chauffer pour le thé, je prépare tranquillement mes bagages et je m’installe à mon petit déj, comme d’habitude.