Traversée du Centre Rouge

12 Septembre 2005
Ca va être 14 jours sans problème, je suis dans la salle d’attente de mon hôtel depuis 6 h car le rendez-vous est à 6.15 H je voulais me faire confirmer l’heure de départ la veille, mais ma tentative a échoué, l’agence étant fermée le samedi. Donc j’ai préféré assurer et me tenir prête aux heures habituelles de départ.
A 6.15 H je vois la silhouette de mon futur guide s’encadrer dans la porte, je me lève immédiatement c’est bien pour moi. Je me faisais un léger soucis pour mes bagages qui semblaient prendre du poids au fur et à mesure des kilomètres, mais il n’y a pas eu l’ombre d’une hésitation, ma grosse valise est partie au fonds de la soute à bagages, ouf ! je suis tranquille pour deux semaines, sans tracas autre que celui de me préoccuper de l’heure du lever. Nous sommes 15 voyageurs et 2 convoyeurs, c’est bon !
Après avoir chacun fait une récupération de sommeil dans le véhicule, nous nous sommes présentés et avons discuté entre nous. Nous nous sommes arrêtés en chemin sur un site aborigène destiné à des cérémonies à Yourambulla Cave. Nous n’avons pas trouvé de  peinture sur ce site, il faut aller dans la partie plus au Nord de l’Autralie que nous en verrons dans quelques jours. Nous avons fait un premier arrêt à CLARE, petite ville où j’ai trouvé des oeuvres exposées. Le site est très beau, les formations rocheuses sont encore plus belles vues de pprès. Le seul bémol : les mouches, comme en Afrique !
 
Arrivée à Parachilna
Cet après-midi, vers 16.30 H nous avons pris possession de nos lieux de résidence. On voit que nous sommes déjà dans les zones désertiques. Nous avons traversé quelques petits villages où malgré tout on trouve un peu tout ce dont nous pouvons avoir besoin. Là nous sommes à côté d’une gare qui a l’air désaffectée, mais qui sert toujours au transport du charbon.
Notre emplacement ressemble à un park pour caravanes et bungalows, nous avons un corps de bâtiments avec les toilettes et douches, l’autre avec deux chambres dortoirs. Je dors avec Kees le Hollandais au-dessus de moi, à côté, ce sont les deux tourtereaux Irlandais "Laura et Kevin", en face, il y a 3 rangées, les 2 copains Allemands "Kim et Jan", une Belge "Leen", une Japonnaise "Mayako" et le jeune Ecossais "Martin". Dans l’autre dortoir, il y a 3 Américaines "Jasmine, Holly et Marie", la Danoise "Jeanne", la finlandaise "Suvi", la Slovene "Alenka" deux Australiens nos chauffeurs "Dany" et "Matty", bien sûr il y a moi, la petite Frenchie. L’Europe n’est pas mal représentée, mais dans ce convoi il n’y a ni Espangol ni Italien contrairement au précédent périple.
Je lie amitié avec quelques personnes du groupe notamment Mayako et Leen, cette dernière parle un excellent Français et un excellent Anglais, ce qui me permet de temps en temps de me faire confirmer les instructions données.
Demain matin, comme d’hab, lever à 6.30 H départ une après, nous longerons les Flinders Rangers. Je me serais arrêtée 50 fois sur le trajet pour prendre des photos, mais il y a des impératifs de route incontournables, alors, je fais avec, ou plutôt sans !
Ce soir au repas, nous avons mangé de l’Emeu, du kangourou et de la saucisse de chameau, le tout grillé au barbecu, c’était délicieux. Notre chauffeur est également notre cuistot. Avec son co-équipier, ils sont très sympas.
Je suis installée dans la très grande pièce qui sert de salon, il y a un billard, des tables de bistrot, le coin cuisine avec un comptoir, frigo, micro-ondes et …… distributeur d’eau chaude pour le thé !!!!!!!! Depuis ce matin, je n’en avais pas pris une goutte, alors ce soir, je me rattrappe. Une partie du groupe est allée boire un coup, puis voir un film pour 2 $AUS, ce n’est pas cher. Il paraît que le film est bien, mais je sais pertinemment que je n’en comprendrai qu’un quart et que j’aurai les boules, alors je retourne à mon bouquin auquel est collé mon dico pour mes lacunes (nombreuses). Il est 20 H et nous n’avons pas de réseau pour téléphonner, mais je viens de remarquer qu’il y avait internet, j’en reste soufflée, dans un coin aussi perdu dans le désert où il n’y a que du sable rouge, on trouve moyen d’avoir internet, c’est trop cool.
J’ai passé une excellente nuit, bien qu’interropue 3 fois par les ronflements de mon voisin du dessus, mais qu’à celà ne tienne, je récupérerai dans le 4X4 bercée par ses ronronnements et ses petites secousses.
 
13 Septembre 2005 – Escalade du Mont OHLSEN-BAGGE
Réveil pour moi en plusieurs étapes, la 1ère fois à 5 h, mon voisin du dessus doit avoir des problèmes avec sa prostate, il s’est levé plusieurs fois. Puisque je suis réveillée, je commence par me ruer sur le thé pour mon petit déjeurner, je suis seule, je le prends tranquillement. Ensuite, opération ravallement, bagages à préparer pour mettre dans la remorque, je suis fin prête longuement avant le départ, ça me donne l’occasion de reprendre un thé et de faire une petite patrouille autour du camp histoire de me dégourdir les jambes.
7.30 H c’est le départ, nous traversons la vallée de Parachilna Gorge. Nous allons passer à travers les Flinders Ranges. Nous ferons un arrêt à Wilpena Pound, une petite localité de laquelle nous partons, sac à dos pour escalader la montagne. C’est ma première ascension, et l’altitude et moi, nous devons nous apprivoiser, je ne dirai pas que c’est la première et dernière fois, ce ne serait pas sportif, mais j’en ai ch…, pardonnez l’expression. Ces 997 mètre à grimper, j’en ai bavé pour arriver en haut, j’ai bien cru abandonner en chemin, mais j’ai quand même parcouru 17.000 Kms pour arriver là, je n’allais quand même pas reculer devant l’effort. Donc, je me suis botté les fesses mantalement car il fallait absolument que j’y arrive, et j’y suis arrivé, non mais ! ceci dit, il parait que l’hypertension et l’altitude ça ne fait pas bon ménage, qu’il faut se ménager des paliers de repos, et bien, c’est ce que j’ai fait, mais la grimpette a duré un moment. Même si je n’étais pas la dernière (il y avait encore deux jeunes filles derrière moi) je ne faisais pas la fanfaronne. Après l’effort, le réconfort, une fois en haut de la montagne nous avons grignotté des petites galettes, bu un petit coup (mais non, pas d’alcool) et le retour s’est imposé. Je ne me serais pas crue capable de le faire, mais en me faisant violence, j’y suis arrivée et si de temps en temps mon palpitant me demandait grâce, je lui accordais sa respiration de repos et quand le rythme redevenais régulier, je repartais.
La descente fut beaucoup plus simple, je n’ai pas le vertige, et mes jambes sont exercées à la danse, c’est un excellent entretien pour ma reprise à la rentrée fin octobre.
Nous arrivons enfin près de notre mini-bus, le cuistot qui était descendu en premier était déjà en activité. Nos quelques biscuits ne nous avaient pas câlés, aussi tout le monde s’est mis à table de bon appetit.
Nous n’avons pas un temps très chaud, il fait un peu de vent et quelques gouttes de temps en temps, nous sommes pourtant sensés aller vers la chaleur. Après le repas, nous partons vers notre camp qui n’est pas très loin, appelé "Rawle Parti Station". Ce sera encore une nuit  en dortoir. Nous prenons possession de nos lits et du coin cuisine où je vais directement pour préparer un thé (). Pendant ce temps, notre chauffeur ira jusqu’à la boutique acheter 3 ou 4 denrées manquantes, ainsi qu’une petite bouteille de jus de citrons, car je venais de dire que j’avais terminé la mienne. Je peux donc me détendre, tout en crayonnant. Mon dos n’a pas aimé la descente dans les rochers, il n’est vraiment pas bon de vieillir, le squelette ne suit pas l’esprit, je me sens vraiment bonne à jeter dans ces moments-là ! Heureusement que demain après une bonne nuit, j’aurai récupéré et théoriquement, je devrais avoir un sommeil ininterrompu, je dors dans la chambre des filles et j’ai choisi l’étage cette fois.
Les jeunes gens sont en train de jouer aux cartes (Irlandais-Alllemand-Ecossais) ils sont tous très sympas. Deux des américaines jouent à un jeu de société, et moi je continue la rédaction de mon carnet avant de retourner à ma lecture.
Nous allons passer à table et le repas sera très convivial, les discussions se poursuivront jusqu’aux environs de 20 H (depuis 18.30), Ensuite, notre guide nous donne toutes les indications à suivre pour le lendemain matin : lever à 5 H et départ à 5.30 H, nous partons donc tous dormir au plus tard à 22 H.
 
14.09.05 – Coober Pedy
Tout le monde est debout entre 4 et 4.30 H, le départ se fait donc sans retard. En route nous faisons nos arrêts comme prévu avec petits casses-croûte, et nous roulons jusqu’à l’heure du lunch, dans une aire prévue à cet effet mais nous ne nous arrêtons que le temps de manger qui nous prend 1/2 H environ, ensuite, rapatriement du matériel non lavé, ce sera fait ce soir en même temps que la vaisselle du dîner.
Nous arrivons à Coober Pedy en début d’après-midi. Nous visitons la mine que j’ai bien tenté de filmer, mais le résultat n’est pas probant, je manque de lumière pour la qualité de mon camescope. Nous avons droit à regarder un petit film très instructif sur l’origine de l’opale et de son exploitation. J’en ai profité pour faire mes achats "cadeaux" pour la partie féminine de ma petite famille, j’espère leur faire plaisir ! Pour les garçon, je me réserve le Nord.
Au bus, on n’attendait plus que moi (une fois n’est pas coutume) ensuite, nous nous sommes installés dans nos quartiers, hébergement troglodite aménagé dans les anciennes mines. C’est très confortable et "climatisé" naturellement. Ca me plait bien, la seule chose qui manque bien sûr, ce sont les fenêtres, mais ces murs taillés dans le roc, c’est impressionnant.
Cette nuit, je partagerai le dortoir avec les 3 jeunes américaines, mais j’ai choisi le lit à l’étage. Elles avaient toutes les 3 choisi le lit du rez-de-chaussée, mais je préfère les hauteurs, ça tombe bien ! En attendant nous retrouvons l’extérieur et la chaleur bien qu’il y ait toujours un peu de vent.
Ce soir, le repas a lieu en restaurant. Une pizzeria digne des nôtres, enfin ! j’ai goûté la pizza mexicaine, wouahhhh …. au feu les pompiers, ensuite, pizza aux champignons, puis une avec légumes et ananas, j’ai fini par câler sur la 4ème, et oui, les filles, votre mère a crié grâce, ça vous épate, hein ? mon voisin de table Kees, m’a offert du vin blanc, un Riesling, mais je confirme, rien à voir avec ceux d’Alsace, toutefois j’avoue qu’ils sont très bons quand même.
Tout le monde, ou presque, est allé au bar ensuite, mais je me suis rapatriée dans mon dortoir. J’ai préparé toutes mes affaires pour le lendemain, pris une tasse de thé (….. oui, comme d’hab) et me suis couchée à 8.20 H car j’étais KO. J’ai à peine entendu les filles rentrer se coucher.
 
 
 
 
 
 
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