Jim-Jim falls – Ubirr

24.09.05
Nous avons un long trajet à faire pour rejoindre les superbes points de vue de Jim Jim Falls et les ronronnements du moteurs accompagneront ceux des voyageurs. Cette foi, la beauté des paysages m’empêchera de dormir.De Mataranka nous avons longé la "Range" des territoires aborigenes puis traversé par des sentiers "hors monde" pour arriver dans les Gorges de la rivière Katherine. Nous arrivons au bout du sentier "carrossable" et nous attaquons notre marche à travers les rochers et le sable qui longent la rivière. Nous la traverserons à gué en regardant et écoutant le moindre bruit afin d’éviter une rencontre indésirable avec les crocodiles. Je suis toujours sur mes gardes quand je sais que ces bestioles cohabitent, bien que la température de l’eau ne favorise pas leur promenade en ces lieux (paraît-il).
Enfin ! nous arrivons à une magnifique crique avec une eau si transparente que nous pouvons voir la couleur des poissons selon leur passage, c’est vraiment superbe ! Nous nous baignerons jusqu’aux environs de midi, car notre camp situé à Jabaru n’étant pas très loin, tout le monde est d’accord pour retarder l’heure du lunch.
L’après midi est prévue pour la visite du site aborigène d’UBIRR, mais nous ne sommes que 3 à vouloir y aller, les 5 autres restent à la piscine. Je les comprends, ils habitent un pays froid, mais malgré tout, on a l’occasion de se baigner assez souvent alors que des sites de ce type, ça ne se trouve qu’à des endroits très précis en Australie et je trouve dommage en étant aussi près , de ne pas profiter de l’opportunité. Mais à chacun son choix, et je préfère braver la chaleur, car il fait vraiment très chaud ! je transpire par tous les pores de ma peau, mais le détour vaut vraiment le déplacement.
Après avoir visité le centre d’informations, nous avons commencé la visite des peintures rupestres et regardé les sites sacrés. Ensuite, nous avons escaladé la montagne (pas très haute) et nous surplombions tout le site où a été tourné le film "Crocodile Dandee", On a vraiment toute la dimension du paysage.
De retour au camp, il faisait encore très chaud, je suis donc allée directement à la piscine où se trouvaient encore mes co-voyageurs.
Tout en prenant mon bain j’ai rencontré un couple de français et ses enfants, qui étaient en vacances ici, mais qui habitent Sydney depuis 3 ans. Nous avons bavardé quelques instants, enfin, environ 5 mn tout de même, le temps de faire brièvement connaissance, mais j’avoue que je n’ai pas la nostalgie de la France, ni même de parler français.
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Nous installons notre camps. Le chauffeur (dont je suis la petite préférée, va savoir pourquoi) a choisi mon emplacement, un très bon emplacement où j’ai tous les repères visuels pour ne pas me tromper de tente.
Je prends possession des lieux visuellement, je positionne dans ma tête l’endroit des douches, car lorsqu’il fait nuit, ce n’est pas facile de retrouver son chemin dans le bush, quelques buissons suffisent à me faire perdre le Nord, c’est bien connu.
Cette chaleur m’a épuisée, ma nuit sera sans interruption.
 
25.09.05
Nous repartons dans les gorges de Jim Jim Falls et du Burrundi, c’est vraiment magnifique. Nous avons 2.5 kms à parcourir pour arriver au bassin ; c’est vrai, ce n’est pas grand chose, mais dans les rochers, enfin, de très gros cailloux, croyez-moi, ce n’est pas aisé, de plus, c’est glissant, je dois être très prudente car bêtement, je suis restée en sandales.
Nous arrivons au bassin, mais là, déception, on ne voit pas les "twins falls" car il n’y a pas assez d’eau, cependant, le décors est magnifique. Il faut avouer que chaque site visité est un plaisir pour les yeux, on ne s’en lasse pas.
Nous nous reposons un peu avant de rebrousser chemin, quelques photos pour immortaliser le souvenir et nous repartons vers le bus où nous allons nous restaurer. Nous sommes encore empoisonnés par les mouches, mais ce n’est pas une nouveauté.
Le repas sera vite fait, nous plierons bagage avant de repartir sac à dos, vers une nouvelle marche. Cette fois, ce ne sont pas de gros cailloux, mais de veritables rochers que nous escaladerons pendant environ deux kilomètres, mais au bout de l’effort, il y aura le réconfort lorsque nous arriverons à la crique où nous pourrons nous baigner pendant près d’une heure. C’est super ! Cet après-midi par contre, j’ai pris soin de changer mes sandales avec les chaussures de sport.
Lorque nous attaquons le retour, les premiers 500 mètres se dérouleront très bien, mais lors que la descente arrive, j’ai glissé sur un rocher et j’ai terminé la chute à genoux, comme pour la prière, mais en frappant le tibia contre le rocher. La douleur me porte au coeur, j’ai la respiration coupée, et l’espace de reprendre mon souffle, le plus calmement possible, je constate les dégâts : j’ai une bosse énorme, un oeuf de cane, légèrement égratignée et qui prend une jolie couleur bleue. La trouille d’après coup me laisse un tremblement incontrôlable, mais j’arrive à me raisonner en me disant qu’à cet endroit, seul un hélicoptère peut me tirer de là, ou moi ! Alors pour ne pas me faire plus remarquer, je me relève et je continue la route, chaperonnée par Kévin qui prend soin de moi et porte mon sac (où se trouvent les serviettes, l’appareil photo, le flacon de crème protectrice) et je garde le petit sac à dos où se trouve ma bouteille d’eau.
J’ai chassé la frayeur de ma tête et suis arrivée à bon port. Finalement, la bosse s’est estompée, mais j’ai gardé les couleurs et la douleur !
De retour de la promenade-baignade, nous reprennons la route pour Darwin où une partie de notre petit groupe va se séparer. Cela faisait 2 semaines que nous parcourions le routes ensemble. Notre chauffeur a dit des gentillesses pour sa favorite "moi" et saluer le reste du groupe.
J’ai rejoint l’auberge où j’allais passer la nuit, dans une chambre-dortoir où j’ai retrouvé un des Irlandais avec qui j’avais voyagé la semaine d’avant.
En cours de  croisière, au hasard des stops, nous avons rencontré différentes personnes de groupes précédents, et notamment un couple que j’ai retrouvé au restaurant. Kee est Vietnamien d’origine elle Anglaise, ils se sont rencontrés en Australie et habitent Melbourne. C’et un couple d’environ 65/70 ans, mais la dame me trouvait très sympathique et a été ravie de venir faire la conversation avec moi.
C’est assez marrant que la majorité des gens que je rencontre me trouvent courageuse et aventureuse et m’en complimentent, ça me surprend car je ne vois pas où est le mérite, pour moi le courage c’est affronter des situations qui en demandent, ce qui n’est pas vraiment le cas en cette espèce. M’enfin !
En rentrant, je prépare mes bagages consciencieusement car le lever se fera à 4.1/4 et je tiens à prendre le temps de manger un peu, boire un thé avec les amis que je vais quitter.
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