Karijini Gorges escalades

9.10.05
Aujourd’hui c’est l’anniversaire de mon fils Sébastien, à 10 ans d’intervalles avec sa soeur aînée. Je n’ai pas pu leur envoyer de texto, nous n’avons pas de réseau depuis quelques jours.
J’ai passé la nuit à me geler, je me suis levée à 2 H du matin avec l’envie de faire pipi terrible, je n’en finissais plus. Je me suis réveillée à 5 H mais ne me suis levée qu’une demie heure plus tard. Comme chaque matin j’ai préparé l’eau pour le thé, puis je suis allée prendre ma douche et me suis vêtue plus chaudement. Je ne suis pas en forme, j’ai des douleurs au côté droit, sous les côtes, envie de vomir, franchement ce n’est pas brillant, pourtant je dois faire front à l’escalade et avec mes douleurs il va me falloir serrer des dents. Heureusement que j’entretiens ma forme au cours de l’année car je récupère assez vite.
Nous allons dans les gorges "Gorges Dales", en fait notre périple se fera à travers lKnox Gorge, puis Handrail – Hancock et resterons un peu pour prendre les photos au superbe point de vue appelé Oxer Lookout et Hammersley.
Nous nous sommes baignés mais j’ai fait une pause paupières avant le lunch pendant que les autres se baignaient, j’étais crevée. Après le lunch nous descendons dans les gorges de Hancock où nous avons besoin autant des mains que des pieds, c’est difficile mais pas dangeureux, pour les plus initiés c’est de moyenne difficulté. Nous traversons une gorge très étroite où coule un petit torrent, nous avons un pied de chaque côté des parois, et de même pour les mains. Pour moi c’est un vrai challenge, je n’ai jamais fait d’escalade d’aucune manière avant mon épopée Australienne. En dessous de nous coule la source, très fraîche, mais pas de baignade pour nous, les rochers sont glissants nous avançons prudemment. Nous restons un petit moment à un endroit où on peut se caler et prendre des photos et en prendre plein les yeux.
Curieusement, chaque fois que nous escaladons, l’aller me paraît toujours plus long et plus épuisant que le retour, peut-être que la baignade nous détend suffisamment, mais je crois également que lorsque nous partons c’est la pleine chaleur, alors que le retour c’est la fin d’après-midi, nous souffrons moins.
De retour au camp après environ 2 heures de route, nous choisissons l’emplacement de notre lit de camp, vu la température plutôt fraîche, je sors un duvet à mettre dans le sac de couchage, car nous dormons à la belle étoile au milieu de nulle part dans les Hammersley dans le bush et les cailloux des montagnes toutes proches. Nous sommes tous sales, rouges de la poussière du bush malgré les bains (mais sans savon). Nous dînons autour du feu de camp, c’est notre dernier repas dans le parc de Karijini puisque demain nous aurons un soir de civilisation pour laver nos vêtements…. et nous, consciencieusement, à Exmouth.
Nous avons droit à une danse Indienne avec invocation de la part de Garry, ce n’est pas triste. Ce soir je me sens beaucoup mieux, ma douleur s’éloigne un peu plus, je vais me coucher aux environs de 23 H. 
 
10.10.05  – En route vers Exmouth
Lever avec les premières lueurs de l’aube, comme d’habitude ; je ranime le feu et mets de l’eau dans les deux bouilloires pour le thé et le café, chacun apprécie mon initiative comme chaque matin et à 7 heures moins le quart, nous pouvons lever le camp et en route pour la visite du parc sur la route d’Exmouth. Nous ferons un arrêt ravitaillement et lunch et un peu plus tard  quelques arrêts photos, notamment pour voir une femelle émeu avec sa nichée qui est partie à toute allure lorsqu’elle nous a vus.
Lors d’un autre stop nous ferons la rencontre d’un boa brun, très dangereux lorsqu’il est vivant, mais là, il était mort, il a dû passer sous une roue, puis un gentil petit dragon a joué à la star en passant de mains en mains à Mountain Devils.
Nous sommes arrivés à Exmouth à 18 H, nous sommes allés directement aux douches, puis à la laverie et ensuite à la cuisine.
Après le repas et une bonne bière, nous sommes allés au pub où j’ai fait ma première partie de billard, oui, je l’avoue, je n’ai pas brillé je ne suis pas très douée pour ce sport, mais ça ne m’a pas empêchée de passer une excellente soirée, j’ai même fait danser le rock and roll à Stéphanie. Je suis partie me coucher vers 23 H 30, nous étions 4 dans la chambre.
 
11.10.05 – En route pour Corail Bay
Ce matin j’ai eu droit à ma tasse de thé, Evon (le guide) me l’a préparée dans sa chambre, j’ai grignoté quelques biscuits et en route en direction de Corail Bay. Le trajet est plutôt monotone, le terrain est presque plat, quelques rares vallonnements de temps à autres mais peu de végétation, c’est semi-désertique. J’ai fait la conversation avec Evon pendant le trajet, mais je suis assez limitée sur les sujets, enfin, nous n’avons que 153 km à parcourir nous les ferons en 2 H 30.
Nous arrivons à Corail Bay où nous allons installer notre camp puis réserver nos activités. En ce qui me concerne, je ferai une mini-croisière sur la petite barrière de corail avec masque et tuba, pas besoin de combinaison. Je suis seule pour cette option. Les autres choisissent de nager avec les raies manta. Au retour j’ai vraiment eu des regrets, non pas à cause de ce que j’ai vu car ce fut un régal, mais surtout pour ce que je n’ai pas vu : les baleines et les dauphins ! J’espère que demain j’en verrai à Monkay Mia.
Je ne me fais pas trop d’illusions à ce propos, je crois malheureusement que je quitterai l’Australie sans avoir vu les baleines ni prises en photo.
Ce soir encore nous assisterons à un superbe coucher de soleil sur l’océan, je prendrai de très belles photos, cette partie de la côte est très ventée, puis nous rentrerons pour le dîner Qu’Evon prépare dans un local non fermé mais abrité qui sert de cuisine commune aux campeurs, pendant ce temps je me tape la discussion avec 2 québecquois pendant une bonne demie-heure, ça m’a fait du bien de parler un peu ma langue maternelle. Ils étaient ravis de parler Français, car pour eux, la langue quotidienne est l’Anglais, mais pour ne pas perdre leurs acquits ils profitent de parler Français dès qu’ils sont tous les deux. La mère du mari est professeur de Français (vosgienne d’origine). Ils m’ont dit qu’il étaient à la moitié de leurs vacances, en ce qui me concerne c’est la dernière ligne droite, dans 3 jours ce sera la fin ……
La seule chose qui me console c’et de retrouver ceux que j’aime, mais je reconnais que ce pays m’a séduite, et si je n’avais pas mes enfants et petits-enfants en France, je ne serais rentrée que pour liquider mes affaires et serais revenue terminer ma vie ici. Mais ce n’est apparamment pas mon destin. Je reviendrai, c’est sûr !
Après le repas, nous sommes allés faire une partie de ping-pong à 4, c’était sympa, ça m’a également permis de constater que j’avais gardé toute mon agilité et mes réflexes, ça fait du bien au moral. Nous sommes partis nous coucher vers 23 H 30, en sortant du pub pour rejoindre nos lits de camp respectifs, il faisait un vent à décorner tous les boeufs de la terre.
Bien que je me sois enfouie sous mes deux duvets dans mon sac de couchage, j’avais des courants d’air et ma nuit fût comparable à celle que j’ai lorsque nous avons "mistral" en Provence, ce n’est pas peu dire. 
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