Monkey Mia et les dauphins

12.10.05
Réveil et lever à 6 Heures. Le vent a soufflé toute la nuit, je suis assommée, ma nuit a été cauchemardesque, le pire, c’est que ce sera comme ça jusqu’à Perth et que mes nuits à la belle étoile dans ces conditions ne seront pas les meilleures que j’aurai connues.
Hier après-midi lorsque je suis revenue de ma promenade en mer, je me suis retrouvée seule au camp, j’en ai profité pour remettre un peu d’ordre à celui-ci, qui était resté en l’état  après le petit déjeuner. Comme nous étions en panne d’eau pour le thé, je suis allée faire le plein du bidon aux sanitaires et j’ai préparé un bon thé ! En fait, ledit thé s’est avéré imbuvable tant l’eau était saumâtre, je m’étais tout simplement trompée de robinet, et oui, c’est tout moi ça !
Ce matin, après le "ptit déj" nous partons vers Monkey Mia, avec en chemin un arrêt à Carnavon pour faire les provisions de bouche et les réserves "eau" et "glaçons". Conformément aux habitudes, nous faisons également le plein de bières, achat de communauté pour avoir des prix attractifs.Il est 7.30, nous nous arrêtons pour faire quelques photos au Tropique du Capricorne. Ce matin sera mon jour de chance, au second arrêt nous rencontrons des aigles "wedge tail eagle" que je peux prendre en photo, je suis satisfaite ! Un peu plus loin nous verrons un kangourou roux, mais il est parti en sautant à toute vitesse.
Nous reprenons pa route vers Carnarvon où nous faisons les provisions de bouche, puis nous repartons, avec encore un arrêt photo sur un beau point de vue avant de stopper une-demie heure plus tard à un point pique-nique pour le lunch qui sera vite pris car nous reprenons la route pour aller jusqu’à Shark Bay. Elle est recouverte de petits coquillages d’à peine 1 cm et il y en a des milliards et des milliards, comme les grains de sable d’une plage.
Après le lunch, pendant l’opération glanage du bois pour le feu, j’ai laissé les autres ramasser et suis allée dans la "nature".
Cette partie de l’Australie, depuis Cable Beach (Broome) est très ventée ; quand nous sommes allés à Shell Beach, c’était franchement violent. Le seul avantage, c’est que les mouches sont absentes dans ces moments-là, mais ça saoule ! on est bien jamais contents !
Je profite de la traversée du bush pour prendre des photos de plantes et fleurs "natives". Nous arrivons bientôt à Denham, dernière étape avant Monkey Mia où nous allons installer notre camp. Là, c’est la déception ! nous nous retrouvons dans une "cité" camping, tout juste la place de mettre notre lit de camp. J’ai vu des gens traverser la pelouse et marcher sur le mien sans vergogne, nous sommes installés en plein passage, à 5 mètres de l’espace cuisine ouverte, j’ai fini par le changer de place en l’installant près d’un arbre et la tente d’un voisin de table. Ce soir nous sommes gelés, mais le feu de "cheminée" nous ranime un peu. Je rencontrerai quelques jeunes gens curieux de me savoir seule à la conquête de ce grand pays et vaguement admiratifs en vantant mon esprit aventureux !!!!!
Oui, ça me surprend, je ne fais rien de très exceptionnel, mis à part la distance et peut-être aussi mon langage limité, je ne vois pas en quoi c’est un exploit, pour moi il n’y a rien de héroïque, je vais juste au bout de mon rêve.
Nous faisons repas commun avec un autre groupe et le repas est très copieux. Vu la température très fraîche, nous aurons droit à une excellente soupe de légumes, puis des tagliatelles avec de la viande, pour finir avec le pudding aux fruits accompagné d’une crème anglaise… un délice ! Je me suis gavée !!!!!! J’ai quand même la digestion difficile. Une des jeunes filles de l’équipe amie m’a offert un verre de vin rouge que j’ai accepté avec plaisir. Après le repas, nous sommes partis avec le guide, James, Chantal et Stéphanie et l’autre guide jusqu’au pool dans le bassin d’eau chaude (jacuzzi).
Se mettre en tenue de bain avec le vent glacial était de l’héroïsme pour moi, surtout que je n’avais pas ma serviette de bains, mais Evon, notre guide, m’a prêté la sienne. Ce bain était divin, il m’a réchauffé le coeur et le corps. A la fin, parce qu’il a bien fallu sortir, je me suis rhabillée en quittant le maillot mouillé, mais au moment de récupérer mes socquettes, l’une d’elles avait disparu. Je l’ai cherchée avec ma torche, mais nothing ! Une autre socquette traînait là, je l’ai ramassée pensant que sa proprio s’était trompée dans la nuit. J’étais un peu contrariée car une des jeunes filles qui nous avait rejoints avait soulevé les vêtements dans tous les sens, sans précaution, et je pense que c’est à ce moment là que ma chaussette s’est envolée. Je suis allée me coucher, j’était malgré tout réchauffée. J’ai enfilé mes deux sacs de couchage et me suis enfouie dans le lit de camp en fermant bien toutes les fermetures éclair et un 3ème en oreiller. Après toutes ces protections, je me suis endormie au son du didgeridoo et des bruits de voix multiples. Je me suis réveillée aux alentours de minuit, pensant qu’il était déjà l’heure de me lever, mais constatant que la soirée des autres n’était pas terminée, je me suis rendormie illico presto.
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