Archive | août 2006

départ

Pour les personnes que je n’ai pu joindre pour les informer des dates de mes absences je fais un petit récapitulatif.
Les "enfants" sont à la maison, mon départ avec Nico aura lieu entre 8 et 10 heures,
Je serai chez Josy jusqu’au 15 août,
Ensuite descente chez Mimi (un de mes frères) du 16 au 20,
Puis chez Jean-Jacques et Marie-France du 21 au 28,
Chez des amis la journée du 29, puis je ramène Nico chez sa mère, je serai de retour au bercail le 1er septembre,
Puis, je repars pour Paris du 6 au 9 et cette fois, retour au bercail pour de bon.
A la rentrée pour la danse……. reprise le 11, regardez le site de l’école de danse le planning est mis à jour.
Bisous à tous et à toutes.
Daniela
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Le zoo de la Barben

Aujourd’hui la journée était planifiée, elle était consacrée à mes deux derniers petits-fils, nous devions aller dans un parc d’attractions situé à Ensues la Redonne, quelques kilomètres de chez moi, c’était parfait, ensuite nous serions allés à la mer. L’heure d’ouverture étant fixée à 10 heures, je vais donc chez ma fille récupérer les garçons confiés à la garde de leur grand-père (mon ex-mari) avec qui j’ai gardé d’excellents rapports amicaux.
Les enfants étaient prêts, je ramasse donc le sac avec les bouteilles d’eau et les serviettes de bains, casquette sur la tête indispensable, car, bien qu’il ait plu cette nuit, oui, enfin ! Il est prévu une journée ensoleillée ; et nous voilà en route pour le divertissement.
Prudemment je fais le plein de mon réservoir, et en route !
Nous arrivons un quart d’heure après sur le site d’agrément, où là, surprise, 3 voitures, personne autour, personne dans le parc, bref, le fiasco.
Avant que les enfants ne soient déçus, je leur propose instantanément une activité de remplacement : – et si nous allions au zoo de la Barben ? bien sûr, ils ne connaissent pas, mais le petit mot de "zoo" à lui tout seul  les stimule, et de nouveau, en route en direction de Salon de Provence. Je ne prends jamais l’autoroute privilégiant la villégiature à travers nos routes de campagnes, surtout dans ces secteurs entre Marseille et les villages environnants, quand vous quittez l’autoroute vous vous trouvez dans des endroits encore sauvages si vous prenez le chemin des écoliers, mais là, machinalement je l’ai prise ! Je l’ai vite regretté, car conformément à mon absolu manque de sens de l’orientation, je n’ai pas pris la bonne sortie et me suis retrouvée en partance vers Nimes. Bon, ce n’était pas un drame, je n’ai fait que 30 km en plus, je suis revenue sur Salon de Provence pour reprendre la direction de Pélissane et ensuite de Lambesc pour arriver à la Barben.
Ce zoo est un immense parc situé dans les causses, où vivent des animaux en semi-liberté, avec des aires ombragées, des emplacement pour permettre aux gens de pique-niquer, des buvettes et snacks. Bien sûr, c’est un zoo et après avoir vu mes photos d’Afrique avec toutes ces espèces vivant librement dans leur habitat naturel, j’ai un peu mal de montrer ces mêmes animaux (pour partie) privés de cette liberté. Je cherche toutes les bonnes raisons pour accepter leur déracinement, à savoir :
. Tout le monde n’a pas les moyens d’aller dans les pays d’origine pour les visiter,
. C’est peut-être une solution pour sauvegarder des espèces,
Mais derrière tout ça il y a (pour les zoos en général) peut-être également des animaux entrés en fraude, des trafiquants peu scrupuleux qui s’enrichissent ? voilà une 12ène d’années le directeur de ce même zoo a été assassiné dans d’obscures circonstances, il aurait refusé des méthodes illicites ou un "racket" on n’a vraiment jamais vraiment su le fin mot de cette histoire.
Je ne dirai pas "moralité" car je n’ai pas trouvé encore de moralité adaptée à la situation. J’ai juste en ce qui me concerne un grande compassion pour ces animaux aux yeux tristes et je rêverais quand même de les savoir sauvegardés dans leur habitat. Il y a de très bons et beaux films animaliers pour nous les faire découvrir si on ne peut aller sur place. Mais la tentation est grande de vouloir toujours plus, sans se demander si nos désirs ne contribuent pas petit à petit à détruire insensiblement la vie qui nous entoure sans penser à demain, qu’aurons-nous à offrir à nos descendants ?
 

Le mistral !

Le mistral s’est levé, la température a légèrement baissé, je ne m’en plains pas (pour la température).
Le mistral a ses qualités puisqu’il nous chasse les nuages et la pollution, mais hélas, il a aussi sa violence qui donne de la force à la moindre petite étincelle qui tombe sur les espaces desséchés de notre sol et le transforme en de gigantesques incendies.
Chaque année nous déplorons la perte d’hectares d’arbres auxquels il a fallu des années pour pousser, quand vous vous promenez à travers cette campagne dévastée et que vous voyez ces cadavres calcinés c’est une véritable désolation. Il m’est très difficile d’accepter que l’inconscience de certaines personnes puisse détruire nos espaces. Ce manque d’égard et de respect pour notre nature finira par nous le faire payer très cher.
Malgré l’éducation et la prise de conscience d’une majorité, il suffit seulement de quelques personnes et même d’une seule pour réduire à néant des années de patience.
Bien que j’ai l’impression de prêcher dans le désert, je ne peux que recommander aux fumeurs d’être extrêmement prudents avec leurs mégots qui paraissent éteints mais qui gardent encore en eux une parcelle de feu prête à se ranimer, de ne pas les jeter par la fenêtre de leur voiture en roulant, d’écraser le mégot dans du sable ou avec de l’eau, leur vigilance évitera peut-être un incendie.
Bien assez qu’il existe des pyromanes mais là, c’est autre problème !
 

Le départ c’est pour samedi…

Dans quelques jours je vais partir. avec mon petit-fils Nicolas je vais sillonner quelques endroits de ma jeunesse que je n’ai pas oubliés. Dans ma grande famille je vais aller pour présenter ce petit dernier. La vie de fous que nous menons a tendance à nous faire oublier l’essentiel dans nos priorités. Je profite donc de cet été, pour faire la grande virée, les mamies sont aussi des "liens" intergénération pour lui ce sera la grande découverte.
A mon retour il y aura, probablement quelques clichés de nos campagnes, et obligé, de ma ville natale celui de sa superbe cathédrale. Par l’océan je descendrai, l’odeur des landes je sentirai, le sud-ouest je traverserai, dans le pays cathare quelques jours je resterai ; puis viendra la fin de mon "congé", le petit je devrai ramener dans la verdure de notre Auvergne et enfin revenir chez moi me reposer dans ma Provence bien-aimée.

25.08.02, suite……

Hier soir, Muriel me confiant qu’en arrivant en France elle planifierait son week-end en sorte avant de reprendre le travail. Moi je n’ai qu’une envie, c’est celle de conserver le peu de sérénité qui me reste et profiter de chez moi et de mon entourage familial.
Ce matin, nous avons chargé le truck avec les tentes car les cordes d’amarrage ont été oubliées. Heureusement, nous avons un peu plus de place car un couple d’italiens est resté à Victoria Falls.
C’est un peu galère pour arriver à notre camping car nous traversons de la brousse où la piste n’est pas très large, les branches des arbres grincent sur la carosserie. Mer…credi, nous voilà arrêtés par une remorque chargée de sable, stoppée en plein milieu du chemin et abandonnée là avec une roue crevée. Les mecs font les costauds et sortent du truck plein d’illusions, les gros bras en avant dans le style "laisse faire, je suis l’homme". Je ris dans mon fort intérieur car la paysanne que j’ai été sait très bien qu’à part un tracteur et une barre de relevage, même 10 costauds n’en seraient pas venus à bout.
Evidemment, la remorque ne bougera pas d’un centimètre ce qui contraint Vanessa à faire demi-tour, nous allons changer de camping ; il y a vraiment des grincements de dents et des ronchons (je ris toujours intérieurement pour ne pas ajouter aux contrariété, mais ce n’est vraiment pas un drame). Le propriétaire nous fait prendre un autre chemin qui nous fait faire le tour de la propriété, je ne sais pas combien de kilomètres, mais ça paraît l’éternité.
Finalement, nous arrivons au camping. En ce qui me concerne, je le trouve très joli, même si l’eau est stagnante. Les abords sont magnifiques, il y a de grands arbres, évidemment, je prends quelques photos. Muriel a sa tête des mauvais jours. Je la caonnais, je laisse faire le temps, je sais que je ne suis pas la cause de ses humeurs.
Et bien ce soir je dors seule dans la tente car Muriel veut faire un break sans corvée, que ce soit de bouffe de vaisselle ou de montage de tente, elle est complètement crevée. C’est vrai que la route est  longue, nous sommes crasseuses, poussiéreuses et même en prenons la douche tout à l’heure, nous seront de nouveau poussiéreuses demain car la route pour l’aéroport est longue.
Je commence à monter ma tente avec dextérité quand je vois Heike me rejoindre pour m’aider (un bienfait n’est jamais perdu). En fait, Muriel me l’a envoyée, elle a dû avoir des remords. Je me sens en pleine forme !
J’avais prévu de m’installer près de la rivière, mais la proximité des crocodiles m’a fait changer d’avais et j’ai posé mon toit sur les hauteurs, sous les arbres, en espérant ne pas avoir la visite d’un léopard.
Nous faisons la veillée d’adieu autour d’un beau feu de bois avec les petits toasts grillés, grattés à l’ail et badigeonnés d’huile d’olive, des petites grillades, pommes de terre cuites dans l’aluminium, accompagnées avec une sauce à la crème fraîche aux herbes et petites gorgées de vin pour faire descendre.
Nous remettons l’enveloppe traditionnelle à Vanessa pour elle et Stephen, c’est vraiment la soirée d’adieu.
 
Lundi 26.08.-Jour 22
Retour sur Johannesburg en route l’aéroport.
Hier soir, j’ai oublié de fermer la fenêtre de ma tente, côté lune ! Toutes les deux heures j’étais réveillée ; je replongeais dans le sommeil avec rapidité dès que je voyais qu’il n’était pas l’heure de me lever. J’ai bien éessayé d’écouter les bruits environnant, tels crocodiles, léopards (entre autres) mais le sommeil me gagnait très rapidement.
A 5 heures j’avais les yeux grands ouverts. Alors j’ai commencé à plier doucement mes bagages (pour ne pas réveiller mes voisins de tente) mon duvet, ma moustiquaire, mes vêtements et à 6 heures, je démontais la tente, j’étais la première prête.
Ce matin, brekfast avec oeufs au plat, je me suis régalée. J’ai fait une séance photo avec chacun des couples pour la fin du voyage car nous repartons vers 8 H, 8 H 1/4 environ, après il sera trop tard, chacun de nous sera bousculé par ses préparatifs. Je pars avec mes vêtements sales, je compte me changer au dernier moment pour ne pas me pourrir en route.
Ca y est ! le voyage est terminé. Je ne réalise pas que je suis sur le chemin du retour, j’aurais apprécié une semaine de plus malgré l’envie que j’aie de retrouver ma petite famille.
Nous avons passé la frontière à Limpopo et nous roulons en direction de Johannesburg, via Potgiestersus, Prétoriat, Nylstroom. J’essaye de ne pas dormir pour garder le paysage en souvenir, mais c’est un paysage monotone qui ne se renouvelle pas beaucoup,. Je guette malgré tout l’apparition d’un troupeau soit de gemsboks, de zèbres, d’éléphants….. je ne voudrais pas rater le spectacle final.
J’aperçois de temps en temps au loin quelques montagnes qui se détachent, des images qui rappellent un peu notre Sainte Victoire en Provence.
Je suis quand même étonnée de constater qu’il  y a l’électricité partout (ou presque).
Nous passons devant Bakenvuy où il y a une mine de platine en cours d’exploitation.
La route………………….. l’aéroport……………….. chacun se dit au revoir. Nous avons déjà échangé les adresses. Je n’ai pas vu Marion ni Christine, je suis déçue, mais Jeanne m’a cherchée pour me dire au revoir.
Jeanne a fait partie intégrante de mon voyage bien que je n’ai pas beaucoup parlé d’elle, mais c’est une petite fille étonnante, vive, curieuse, intélligente, percutante et tellement naturelle, j’avais l’impression d’avoir ma petite-fille Hélène avec moi, nous nous somms très bien entendues.
Nous voici à l’aéroport, un petit tour pour les commodités histoire de se changer de vêtements et de se rafraîchir la façade. Nous n’aurons pas la chance de prendre la douche, les sanitaires sont hors d’usage, enfin, nous avons de l’eau à disposition.
Nous sommes dans l’avion pour Zurich, avec Muriel nous n’en croyons pas nos yeux. Quel luxe, ce n’est pas le "coucou" de la dernière fois, on se croirait en première classe ! on va passer une nuit extra.
Réveil à 5 H 1/2, ça ne change pas nos habitudes. Breakfast au choix, nous sommes gâtées, j’ai même mon thé au citron, oeufs, saucisses, toasts, croissant, jus de fruit, génial, je pourrai tenir jusqu’au lunch. Nous arrivons à Zurich à 7 H 45, nous allons prendre notre correspondance pour Paris.
Paris Charles de Gaulle – Marseille : dernière ligne droite !
Dans l’avions je me trouve assise près d’un petit jeune homme (15-16 ans) qui revient d’Australie, un passionné bavard comme moi, le temps ne paraîtra pas long. Nous discutons à bâtons rompus de notre passion respective pour les voyages et lui principalement de l’Australie, ce qui m’intéresse au plus haut point comme chacun le sait, (mon vieux rêve en instance quelque part dans ma tête). Nous sommes encore dans l’émotion de cette expérience unique et lui commence déjà à rêver du prochain envol pour le pays qu’il vient de quitter.
 
MARSEILLE ! Je retrouve ma puce, quel bonheur ! c’est la consolation, je vais retrouver tout mon petit monde qui m’attend avec impatience et nombre de questions sur ce voyage que j’aurais volontiers prolongé, mais on le sait, toute bonne chose à une fin. Je vais reprendre le travail, la routine mais pas pour longtemps, car en fait durant ce voyage j’ai eu le temps de réfléchir à ma vie, ce que j’en attendais, et bien qu’il va m’en coûter sur mon standing de vie, j’ai pris la décision de prendre ma retraite avant l’heure à la fin de cette année, ça motive !