25.08.02, suite……

Hier soir, Muriel me confiant qu’en arrivant en France elle planifierait son week-end en sorte avant de reprendre le travail. Moi je n’ai qu’une envie, c’est celle de conserver le peu de sérénité qui me reste et profiter de chez moi et de mon entourage familial.
Ce matin, nous avons chargé le truck avec les tentes car les cordes d’amarrage ont été oubliées. Heureusement, nous avons un peu plus de place car un couple d’italiens est resté à Victoria Falls.
C’est un peu galère pour arriver à notre camping car nous traversons de la brousse où la piste n’est pas très large, les branches des arbres grincent sur la carosserie. Mer…credi, nous voilà arrêtés par une remorque chargée de sable, stoppée en plein milieu du chemin et abandonnée là avec une roue crevée. Les mecs font les costauds et sortent du truck plein d’illusions, les gros bras en avant dans le style "laisse faire, je suis l’homme". Je ris dans mon fort intérieur car la paysanne que j’ai été sait très bien qu’à part un tracteur et une barre de relevage, même 10 costauds n’en seraient pas venus à bout.
Evidemment, la remorque ne bougera pas d’un centimètre ce qui contraint Vanessa à faire demi-tour, nous allons changer de camping ; il y a vraiment des grincements de dents et des ronchons (je ris toujours intérieurement pour ne pas ajouter aux contrariété, mais ce n’est vraiment pas un drame). Le propriétaire nous fait prendre un autre chemin qui nous fait faire le tour de la propriété, je ne sais pas combien de kilomètres, mais ça paraît l’éternité.
Finalement, nous arrivons au camping. En ce qui me concerne, je le trouve très joli, même si l’eau est stagnante. Les abords sont magnifiques, il y a de grands arbres, évidemment, je prends quelques photos. Muriel a sa tête des mauvais jours. Je la caonnais, je laisse faire le temps, je sais que je ne suis pas la cause de ses humeurs.
Et bien ce soir je dors seule dans la tente car Muriel veut faire un break sans corvée, que ce soit de bouffe de vaisselle ou de montage de tente, elle est complètement crevée. C’est vrai que la route est  longue, nous sommes crasseuses, poussiéreuses et même en prenons la douche tout à l’heure, nous seront de nouveau poussiéreuses demain car la route pour l’aéroport est longue.
Je commence à monter ma tente avec dextérité quand je vois Heike me rejoindre pour m’aider (un bienfait n’est jamais perdu). En fait, Muriel me l’a envoyée, elle a dû avoir des remords. Je me sens en pleine forme !
J’avais prévu de m’installer près de la rivière, mais la proximité des crocodiles m’a fait changer d’avais et j’ai posé mon toit sur les hauteurs, sous les arbres, en espérant ne pas avoir la visite d’un léopard.
Nous faisons la veillée d’adieu autour d’un beau feu de bois avec les petits toasts grillés, grattés à l’ail et badigeonnés d’huile d’olive, des petites grillades, pommes de terre cuites dans l’aluminium, accompagnées avec une sauce à la crème fraîche aux herbes et petites gorgées de vin pour faire descendre.
Nous remettons l’enveloppe traditionnelle à Vanessa pour elle et Stephen, c’est vraiment la soirée d’adieu.
 
Lundi 26.08.-Jour 22
Retour sur Johannesburg en route l’aéroport.
Hier soir, j’ai oublié de fermer la fenêtre de ma tente, côté lune ! Toutes les deux heures j’étais réveillée ; je replongeais dans le sommeil avec rapidité dès que je voyais qu’il n’était pas l’heure de me lever. J’ai bien éessayé d’écouter les bruits environnant, tels crocodiles, léopards (entre autres) mais le sommeil me gagnait très rapidement.
A 5 heures j’avais les yeux grands ouverts. Alors j’ai commencé à plier doucement mes bagages (pour ne pas réveiller mes voisins de tente) mon duvet, ma moustiquaire, mes vêtements et à 6 heures, je démontais la tente, j’étais la première prête.
Ce matin, brekfast avec oeufs au plat, je me suis régalée. J’ai fait une séance photo avec chacun des couples pour la fin du voyage car nous repartons vers 8 H, 8 H 1/4 environ, après il sera trop tard, chacun de nous sera bousculé par ses préparatifs. Je pars avec mes vêtements sales, je compte me changer au dernier moment pour ne pas me pourrir en route.
Ca y est ! le voyage est terminé. Je ne réalise pas que je suis sur le chemin du retour, j’aurais apprécié une semaine de plus malgré l’envie que j’aie de retrouver ma petite famille.
Nous avons passé la frontière à Limpopo et nous roulons en direction de Johannesburg, via Potgiestersus, Prétoriat, Nylstroom. J’essaye de ne pas dormir pour garder le paysage en souvenir, mais c’est un paysage monotone qui ne se renouvelle pas beaucoup,. Je guette malgré tout l’apparition d’un troupeau soit de gemsboks, de zèbres, d’éléphants….. je ne voudrais pas rater le spectacle final.
J’aperçois de temps en temps au loin quelques montagnes qui se détachent, des images qui rappellent un peu notre Sainte Victoire en Provence.
Je suis quand même étonnée de constater qu’il  y a l’électricité partout (ou presque).
Nous passons devant Bakenvuy où il y a une mine de platine en cours d’exploitation.
La route………………….. l’aéroport……………….. chacun se dit au revoir. Nous avons déjà échangé les adresses. Je n’ai pas vu Marion ni Christine, je suis déçue, mais Jeanne m’a cherchée pour me dire au revoir.
Jeanne a fait partie intégrante de mon voyage bien que je n’ai pas beaucoup parlé d’elle, mais c’est une petite fille étonnante, vive, curieuse, intélligente, percutante et tellement naturelle, j’avais l’impression d’avoir ma petite-fille Hélène avec moi, nous nous somms très bien entendues.
Nous voici à l’aéroport, un petit tour pour les commodités histoire de se changer de vêtements et de se rafraîchir la façade. Nous n’aurons pas la chance de prendre la douche, les sanitaires sont hors d’usage, enfin, nous avons de l’eau à disposition.
Nous sommes dans l’avion pour Zurich, avec Muriel nous n’en croyons pas nos yeux. Quel luxe, ce n’est pas le "coucou" de la dernière fois, on se croirait en première classe ! on va passer une nuit extra.
Réveil à 5 H 1/2, ça ne change pas nos habitudes. Breakfast au choix, nous sommes gâtées, j’ai même mon thé au citron, oeufs, saucisses, toasts, croissant, jus de fruit, génial, je pourrai tenir jusqu’au lunch. Nous arrivons à Zurich à 7 H 45, nous allons prendre notre correspondance pour Paris.
Paris Charles de Gaulle – Marseille : dernière ligne droite !
Dans l’avions je me trouve assise près d’un petit jeune homme (15-16 ans) qui revient d’Australie, un passionné bavard comme moi, le temps ne paraîtra pas long. Nous discutons à bâtons rompus de notre passion respective pour les voyages et lui principalement de l’Australie, ce qui m’intéresse au plus haut point comme chacun le sait, (mon vieux rêve en instance quelque part dans ma tête). Nous sommes encore dans l’émotion de cette expérience unique et lui commence déjà à rêver du prochain envol pour le pays qu’il vient de quitter.
 
MARSEILLE ! Je retrouve ma puce, quel bonheur ! c’est la consolation, je vais retrouver tout mon petit monde qui m’attend avec impatience et nombre de questions sur ce voyage que j’aurais volontiers prolongé, mais on le sait, toute bonne chose à une fin. Je vais reprendre le travail, la routine mais pas pour longtemps, car en fait durant ce voyage j’ai eu le temps de réfléchir à ma vie, ce que j’en attendais, et bien qu’il va m’en coûter sur mon standing de vie, j’ai pris la décision de prendre ma retraite avant l’heure à la fin de cette année, ça motive !
 
 
 
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