Chroniques d’une vie. Dans les années « 30 »

 

  Jeanne

Jeanne, des trois sœurs, elle était la cadette. L’aînée Hélène, était une grande gigue d’un mètre soixante douze, brune aux yeux de velours noirs, elle avait un caractère volontaire et, afin de quitter la ferme familiale et le joug d’un père autoritaire, elle s’était mariée à 15 ans et 3 mois (âge légal du mariage pour les filles ), à un beau paysan dont elle s’était amourachée.

La plus jeune, Alexandrine, était d’une beauté racée, taille moyenne, 1.66 m, mince, le port altier, les yeux  « noisette », elle était un plus timide, rêveuse à souhait. Elle avait été demandée par un homme de 10 ans son aîné, il était grand pour l’époque, 1.80 m environ, blond, de beaux yeux bleu, du haut de ses 16 ans, elle avait dit OUI.

Jeanne, la cadette, petite préférée du papa, ne voulait pas quitter la douceur familiale. Elle avait appris comme toute jeune fille de bonne famille, la lingerie, et elle brodait, tricottait et cousait avec des doigts de fée.

C’était une petite brunette d’1.58 m, de grands yeux bruns ourlés de cils épais, pulpeuse comme une latine, souriante et gaie à souhait. Elle ne participait pas aux travaux de la ferme familiale, excepté pour la basse-cour, c’était Alexandrine qui aidait sa mère à la cuisine. Hélène était déjà mariée, il ne restait plus que les deux filles et Jean qui rentrait chaque soir de l’usine car il ne voulait pas prendre la suite de son père.

Ferdinand (le père) était levé à 5 h, pendant l’hiver, il allait d’abord donner le foin au bétail dans les étables, puis partait à l’usine pour 7 h, Marie-Mélanie, son épouse, conduirait le bétail au pré un peu plus tard.

Cette année-là, Jeanne venait d’avoir 17 ans, c’était l’effervescence à la fin de l’été. Les moissons étaient terminées, mais il y avait encore le bois à couper. Chaque année, une coupe était destinée à être vendue, l’autre coupe à chauffer la maison pour l’hiver. Il fallait embaucher des saisonniers. A cette époque, les tronçonneuses n’existaient pas, le carburant était l’huile de coude, et la musculature des hommes n’était pas due à des séances de body building. Ferdinand a donc embauché une équipe, comme chaque année.

Il connaissait bien le Grand Jean, il n’avait pas bonne réputation, c’était un bagarreur, un fêtard, un coureur de filles, mais c’était une « armoire », un « costaud », il abattait plus d’arbres à lui seul que 2 hommes. Après mûre réflexion, il se dit que le gars était en permission pour 2 mois, il ne resterait pas longtemps, le danger n’était pas si grand, et puis, il serait vigilant.

Le pauvre Ferdinand, il venait de mettre le loup dans la bergerie………..

 

Le Grand Jean

 

A suivre….

Daniela.

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5 réflexions sur “Chroniques d’une vie. Dans les années « 30 »

  1. coucou daniela,
    bon , nous attendrons donc sagement la suite au prochain épisode !!!
    je ne veux pas te décourager, mais ton orchidée refleurit tu as vraiment une grande chance !!!
    même si tu espères et que tu la couves du regard !!!! quel bel age l8 ans, biensur ça se fête !!!
    où sont donc nos l8 ans !!! enfin, je n\’aimerais tout de même pas retourner en arrière !!!
    oui, ça c\’est certain, on aime le chocolat à tout age surtout avec un bon petit kfé !!!
    enfin le blanc, je n\’apprécie pas du tout !!! fait froid ici, mais grand soleil depuis tot le matin !!!
    des bises pour toi et belle soirée !!!

  2. C\’est curieux, mais le profil de Jeanne me rappelle celui de quelqu\’un. De l"hérédité ou du hasard, je privilégie la première hypothèse.Et dans "permission" il y a "permis". Ah ! Ce pauvre Ferdinand !Vivement la suite !Je t\’embrasse de très près.

  3. JE T\’OFFRE MES MEILLEURS VOEUX POUR PÂQUES ET TE SOUHAITE UNE DOUX PRINTEMPS REMPLI DE BONHEUR
    JE PENSE À TOI ET À BIENTÔT
    TON AMIE MICHELINE  BISOUS ENROBÉS DE CHOCOLAT
     
    J\’AI ADORÉ TON BILLET, QUELLE BELLE HISTOIRE..MERCI

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