Archive | avril 2008

Le printemps

 

 

Il fait sortir les jardiniers de leur terrier, c’est pourquoi ces jours-ci nous avons profité de notre jardin, pour le lifter.

 

Sous les fenêtres du salon

au fond, le garage

 

 

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Il y eut du boulot, car depuis l’an passé, je ne faisais que le strict nécessaire à cause de mon bras cassé, mais maintenant que j’ai mon jardinier attitré, je n’ai plus de souci à me faire.

 

Côté chambre et S.de.B

 

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Nous avons planté groseilles et cassis (pour la crème)

 

Du bazar nous avons viré, la décharge nous avons visitée et le broyeur avons fait fonctionner.

Le résultat nous a récompensés, principalement mon « jardinier », car si petit est mon jardin, petit à petit, grâce à lui, élégant il devient.

 

Quelques fleurs

 

                                               Pétunia retombant                                    Rosier nain                                       

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Pélargonium

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                                                  Fleurs de jasmin                                          Iris                                    


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Rosier

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                                                    Lilas blanc, double                                 Pétunias

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Daniela

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En balade….

 

 

Le week-end dernier nous avons pris la route de l’Auvergne où habite ma fille aînée.

Il faut dire que ce mois-ci nous avons été très absents de la maison, le toit ne ne serait pas tombé sur la tête.

 

                                   Sur la route du Cantal, belle cascade    –                Viaduc de Millau

 

sur la route du Cantal       viaduc de Millau 

 

Tout d’abord, nous sommes allés dans le Sud-Ouest, une journée à Pau pour visiter la famille de mon chéri, puis nous avons fait la route des vins en commençant par le Jurançon.

 

Champ de vigne jurançonnais

 

 

champs de vigne Jurançonnais

 

Sculpture du Tour cycliste des Pyrénées

Le tour des Pyrénées

 

On longe les Pyrénées dans le Lauragais

le Lauragais

 

 

Mon chéri étant le chauffeur, je me suis « sacrifiée » pour la dégustation. En principe on recrache, mais moi ne je recrache que si ce n’est pas bon, et ce ne fut pas le cas !

Je vous rassure, je ne buvais que de toutes petites gorgées, et au total je n’ai pas bu un quart de verre, mais je vous confirme, le vin était somptueux.

Au cours de notre promenade, nous avons visité une église magnifique dans laquelle nous avons fait une rencontre extraordinaire, l’historien du village ! J’ai eu droit à l’explication de chaque détail des piliers, c’était fascinant.

 

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Détail du pilier

 

détail pilier

 

Ensuite, nous sommes remontés vers le Tarn et Garonne où nous nous sommes arrêtés à une chambre et table d’hôtes que nous connaissons pour la pratiquer chaque fois que nous passons dans la région, et, après avoir rencontré des amis et couru les formalités administratives pour lesquelles nous nous étions arrêtés, nous avons repris la route des vins, pour nous réapprovisionner en Gaillac.

Oui, je vous entends déjà dire « elle a goûté », et bien oui ! mais à la même cadence, et de toutes façons, je dors dans la voiture.  

A peine le temps de défaire le paquetage, remettre un peu d’ordre à la maison et au jardin, faire les quelques courses nécessaires aux 4 jours à passer et nous refaisons le sac de voyage.

Objectif, balader le petit lave-vaisselle 9 couverts que nous avons changé pour un plus grand, afin d’en faire profiter ma fille aînée, et lui porter également un petit réchaud à pétrole dont l’inutilité pour nous l’avait remisé dans le garage.

J’avais bien sûr oublié que le réservoir était plein ou presque, aussi après avoir attaqué la route légèrement montagneuse, l’odeur du pétrole (plus proche du fuel d’ailleurs) est venu nous taquiner sérieusement les narines. Nous avons fait les 413 kms qui nous séparent de chez ma fille avec ce truc puant.

Le pire, c’est que malgré les précautions prises pour protéger les sièges, le carburant a coulé sur le plastique qui était censé les protéger et bien que j’ai nettoyé avec du produit à moquette, passé l’aspirateur, aspergé de Fébrèze, laissé les vitres ouvertes pour évacuer l’odeur, rien n’y fait ! Les désodorisants…… pas plus efficaces,  j’ai encore cette odeur dans la voiture, et je crains bien d’avoir à la supporter encore un moment.

J’envisage quand même de sortir les sièges et de laver à grandes eaux, j’aurai peut-être du résultat.

Enfin, il n’y a pas mort d’homme, nous survivrons à la puanteur ou nous nous y habituerons.

Tout ça ne m’a pas empêché de prendre quelques photos d’un site sise à Perrier, non rien à voir avec l’eau, pourtant il pleuvait. C’est un site en cours de réhabilitation et d’aménagement pour permettre les visites touristiques.

Je vous ai mis quelques photos…

 

Perrier, maisons troglodytes

 

Daniela

Roméo n’était pas celui qu’on pensait.

 

 

Il y a 2 mois, j’ai eu en pension « demoiselle » Toukie, la jeune chatte de ma petite-fille Marieke.
Je l’avais prise en flagrant délit de turpitude avec un jeune mâle qui rôdait sans vergogne sous les fenêtres de la belle.

Nous avions cru échapper au déshonneur, et bien non ! La semaine dernière Marieke est partie une semaine en camp de vacances avec les enfants dont elle s’occupe, à cette occasion nous avons récupéré la chatte, avec un embonpoint qui n’avait rien à voir avec l’aérophagie.

Elle devait revenir le jour de notre départ en week-end, et bien sûr nous espérions que la naissance n’aurait lieu qu’au retour de ma petite-fille, et bien manque de pot, à peine avons-nous eu le temps de poser le sac de voyage que je trouve la petite « maman » en train de mettre bas son 2ème chaton. Quelle émotion, j’ai fondu devant le spectacle. J’ai bien entendu laissé tomber les corvées de retour pour me consacrer à Toukie, lui donner confiance et l’entourer.

Tout s’est bien passé, elle nous a fait 4 chatons, 2 noirs et 2 tâchés blanc et noir. Le père n’était probablement pas celui à qui nous pensions.

 

C’est l’heure de la tétée

 

maman et ses petits

Il ne nous reste plus qu’à caser les petits dès qu’ils auront été sevrés. Il y en a un de « réservé », nous avons bon espoir de trouver des parents adoptifs pour les 3 autres. Je vais d’ailleurs vous les présenter.

 

4 bébés

 

Ils sont « mimi » non ?

 

 

la toilette

Toilette des petits

 

Daniela.

Chronique d’une vie…. Suite et fin.

 

 

En août 1946 est née ma sœur, la dernière de la couvée. Pour lui permettre d’avoir un peu de temps pour ce dernier enfant et assumer les tâches ménagères pénibles car manuelles, maman me mit à l’école à l’âge de 2 ans, la rentrée à l’époque se faisait le 1er octobre.

A l’aide des quelques photos récupérées je revois encore cette cour d’école, mais principalement de mon émoi. Ce fut la plus belle expérience de ma vie de petite fille.

 

Rangée du milieu, la dernière à droite

 

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Je suis entrée dans cette cour, je ne me suis même pas retournée sur ma mère qui me laissait, encore presque un bébé à ses yeux. Elle me dit plus tard combien elle avait eu le cœur gros en me laissant, mais rassurée de me voir aussi subjuguée par cette nouvelle vie. J’ai adoré l’école aussitôt que j’y mis les pieds.

De ma petite enfance, il me reste encore des images magnifiques, notamment celles d’un ru qui passait dans le jardin derrière notre maison, sur lequel était édifié un lavoir où ma mère et sa voisine allaient laver le linge, battoir dans les mains. Je n’avais pas le droit de m’approcher de l’eau, mais je pouvais voir entre les planches et les rayons du soleil, une eau transparente où passaient des petits poissons et des herbes qui poussaient dans le fond de son lit. Il n’y avait pas la pollution qui s’est installée depuis, et de ce ruisseau, je n’ai que ce souvenir.

Après la mort de mon père, ma mère s’était inscrite pour avoir un appartement dans les immeubles qui venaient de se construire à 1 km et demi environ de notre habitation et lorsque nous avons déménagé, l’appartement devait lui paraître un paradis car équipé de l’eau courante et des toilettes. Plus de seau pour aller puiser les besoins quotidiens, et surtout une habitation beaucoup plus salubre, mais nous allions régulièrement visiter notre ancienne voisine avec laquelle maman avait gardé d’excellents rapports amicaux.

La vie pour elle était dure, elle avait du chercher du travail et ne trouvait que des travaux occasionnels, un peu de couture par ci par là, quelques ménages, à cette époque, les familles n’avaient pas les aides qui existent maintenant. Le quartier s’étant peuplé, une nouvelle école vit le jour près de chez moi, et c’est lors de mon passage au CE2 que j’intégrai notre belle école en pierre. Côté filles à gauche, côté garçon à droite, pas de mixité.

Elle avait été embauchée par la ville comme femme de service, ce qui lui permettait de nous faire vivre un peu mieux, mais chaque centime était compté, 5 bouches à nourrir avec son maigre salaire, elle ne s’en sortait que par son adresse à nous confectionner nos vêtements (filles et garçons) que ce soit en couture, au tricot ou au crochet, elle avait des doigts de fée et nous n’avons jamais eu à rougir de notre pauvreté. Elle nous répétait que la misère ne devait pas nous enlever notre dignité.

Après la classe le soir, bien que je ne fusse âgée que de 10 ans, j’allais l’aider de mon propre chef sans rechigner. Lorsque je lui avais balayé un couloir et 2 classes (côté garçons) je rentrais faire les devoirs que je n’avais pas eu le temps ou l’envie de faire à l’étude. C’était pour moi un moment à passer près de ma mère.

Elle eut son premier accident cardiaque j’étais âgée de 13 ans à peine, il me fallut prendre la maison en mains, préparer la cuisine, faire les lessives, j’étais devenue adulte en l’espace d’un instant.

Je dois vous préciser que ma première soupe fut un fiasco car je sortis les légumes pour les passer dès que l’ensemble fut à ébullition. J’eus les quolibets de mes frères (gentiment) et la voisine m’expliqua comment il fallait faire.

Le 2ème fiasco fut la lessive….  Nous n’avions évidemment pas de lave-linge, c’était la lessiveuse l’outil principal. Je fis donc bouillir le linge, mais sans trier aucunement les vêtements, ce qui eut pour résultat de colorer le blanc et le clair. En voyant le résultat, je paniquai et voulu réparer les dégâts en mettant le tout à la javel !!!! J’étais désespérée, en larme, mais je fus pardonnée.

Cette période fut difficile pour moi, mais également profitable car j’avais gagné l’estime de mes frères !

Mon grand-père ne s’est réconcilié avec maman que quelques années après la mort de mon père, je me souviens encore de cet homme sec, avec les moustaches en « guidon de vélo », ce qui nous amusait beaucoup ma sœur et moi. Avec le temps il s’était radouci et ses petits enfants étaient ravis de connaître enfin un « ancêtre ». Nous n’avons eu conscience de ce qui les avait séparés qu’une fois passé l’adolescence. Nous avons quand même profité quelques années de notre grand-père, mais il est décédé à 74 ans, j’avais à peine 18 ans.

Ma mère connut beaucoup de soucis avec 3 de ses enfants, et lorsque ma sœur se retrouvât enceinte à 16 ans, elle eut le plus gros choc de sa vie, sa petite dernière…… elle ne l’avait pas vu grandir !

J’ai quitté le domicile familial à 19 ans et demi, mariée depuis un an et maman de ma fille aînée, âgée alors de 7 mois, pour partir dans le Sud-Ouest avec mon mari. Maman épuisée de toutes les épreuves qu’elle avait subie tomba malade, elle eut des hauts et des bas. Elle avait consenti à venir nous visiter par le train et avait passé l’été avec nous, nous n’étions pas très loin des Pyrénées nous en avions profité pour l’emmener jusqu’à Lourdes.

Lorsqu’elle nous avait quitté elle avait dit une phrase qui ne m’est jamais sortie de tête quand je lui avais dit qu’on se reverrait l’année d’après. Elle me dit « Je ne crois pas qu’on se revoit, il est temps pour moi de plier mon parapluie ». J’avais bien entendu refusé l’hypothèse,  mais j’ai été enceinte de mon dernier peu après et ne pu pas faire de trajet en voiture, elle n’a eu que le temps de recevoir le télégramme qui lui annonçait sa naissance, elle nous quittât 3 semaines après, âgée seulement de 55 ans.

Je ne décrirai ni ma peine ni ma révolte, je n’ai su qu’hurler comme une bête sauvage et je mis des années pour accepter sa mort.

 

Maman à 46 ans

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Daniela