Archive | juin 2007

go back home

 

Aujourd’hui c’est le départ, mon ami Ian doit prendre l’avion pour Bruxelles où il doit passer deux jours en visite, avant de rejoindre Cologne où il doit passer sa dernière semaine de congé chez un ami à lui.

Hier soir nous avons fait le repas de « l’au revoir » et, afin de passer une soirée relaxe, j’ai commandé la cuisine à emporter d’un restaurant asiatique dont je connais les spécialités, ça nous a permis de profiter du repas, sans travail pour la maîtresse de maison, moi en l’occurrence.

Ce matin, décontraction, je ramasse les draps et serviettes de toilette car la chambre va être occupée les deux prochains mois par mon amie Muriel qui vient de vendre sa maison, sa location ne doit démarrer qu’en septembre.

A l’origine elle devait occuper la maison pendant mon absence, mais mon départ pour l’Australie ayant été différé à l’année prochaine pour cause d’accidents (bras et genou) nous cohabiterons gaiement en attendant. La planification du prochain voyage ne prendra forme qu’après avoir subi les « réparations » nécessaires aux activités projetées.

Le repas de midi sera vite fait puisque nous consommons les restes du soir. A partir de 13 h Ian commence à tourner comme un lion en cage, je ne me laisse pas impressionner, nous ne partirons qu’à 13 h 30, son avion doit décoller à 15 h 35 et, sur Bruxelles il n’y a pas foule à cette période.

Je l’ai accompagné jusqu’au terminal 1 pour enregistrer ses bagages, il avait le cœur lourd de partir, il est aussi amoureux de la France que moi de l’Australie, ce qui n’est pas peu dire. J’ai eu droit à mille remerciements et ai dû lui promettre que nos prochaines conversations sur Skype auraient lieu en anglais, il tient à ce que je progresse… il n’est pas professeur pour rien ! C’est que nous sommes attendus de pied ferme l’année prochaine, ami très cher et moi, j’ai donc le devoir de me remettre à jour dans mes conversations locales futures.

Pour cette fois, le voyage se préparera à deux, d’une autre façon que la précédente, je partagerai ma passion et ferai découvrir ce pays, méconnu même par la majorité de ses habitants.

Il est ressorti de nos conversations avec Ian qu’il connaissait moins son territoire que moi…. Nul n’est prophète en son pays, c’est bien connu.

Trois semaines viennent de passer à la vitesse de l’éclair, promenades, vol, visites, sans compter  les nombreux détours dus à mon étourderie et mon manque absolu de sens de l’orientation. Ce fut des crises de fou rire sans arrêt. Les incivilités de nos concitoyens ont permis à Ian d’améliorer son vocabulaire d’homme de la rue, car il faut bien le dire, la conduite est un excellent moyen de se défouler en mots grossiers et je ne m’en suis pas privée, tant pis pour mon image de marque.

Mon invité fut ravi de son séjour, la météo lui fut favorable, la bonne humeur, l’amitié et  la convivialité, de même.

 

Saint-Chamas, le pont Flavien

Ian a voulu faire un clin d’oeil à Rodin

je sais, ce n’est pas la même époque (mdr)

Daniela

Publicités

Evasion

  The twelve apostles

De nouveau mes pensées galvaudent

Je me ressource je me reconstruis

L’idée du voyage de nouveau me taraude

C’est plus qu’une aventure, c’est un défi !

Ce n’est pas un jeu, mais un enjeu,

Quelle victoire si je réussis

Contre mes fantômes, excusez du peu,

Et contre moi-même, c’est ça le prix !

Je veux revenir libérée de ces chaînes,

Faire table rase de cette gangrène

Qui m’a rongée jour après jour.

Laisser enfin s’endormir mes peines

Effacer les traces de mes désamours.

Ouvrir enfin le second tome

De la meilleure partie qui reste à vivre,

En laissant fusionner les atomes

Sans tirer de plan sur la comète, simplement vivre.

 

 

Daniela

En plein ciel

Dimanche matin, prêt à mettre en piste. 

 

Nous partons en direction de l’aéroport d’Aix les Mille pour faire découvrir à mon ami Ian un peu de Provence par les voies du ciel.

Nous avons rendez-vous avec notre pilote unique et préféré à 9 h 25 à un endroit très précis.

Je sais, je vous entends déjà, vous vous dites, elle va se tromper…. Et bien, dans le mille, j’ai raté ma sortie !

Je prends donc la suivante, presque au bord du désespoir (oui, j’exagère, mais bon, il faut bien se faire plaindre de temps en temps), je suis encore partie en galère à l’opposé de ma destination, mais la petite sonnerie du portable pour tester de ma position, et me voilà remise sur le bon aiguillage.

Nous voici donc arrivés à l’aérodrome. Après avoir fait toutes les vérifications de bon fonctionnement et mis l’appareil en piste, nous voilà embarqués pour l’aventure. Le temps est beau, quelques nuages de ci de là, mais pas de vent, la météo nous permet de prendre l’envol.

Je prends quelques photos de ces messieurs convoyant notre véhicule volant, puis la montée de Ian dans l’avion. Il me regarde en se signant, je crois bien qu’il a un peu peur ! armée de mon caméscope je filme le décollage.

Nous allons survoler au-dessus de Gardanne, admirer tout autant la Sainte-Victoire que la Sainte-Baume en passant, voir d’en haut les routes prises en véhicule terrestre c’est une impression inégalée, la vitesse de l’avion n’étant pas celle d’un long courrier et encore moins d’un supersonique nous avons tout le temps de nous remplir les yeux.

La brume commence à se faire au loin

Nous arrivons au-dessus de Cassis, puis survolons « La Belle Bleue » là les nuages se font un peu plus nombreux, c’est un peu brumeux au-dessus de la mer, nous longeons les calanques et prenons le chemin du retour en tentant le passage de Carry-le-Rouet, mais là une purée de pois oblige notre pilote à contourner l’objectif et prendre la direction Marignane, Vitrolles, on peut apercevoir l’aqueduc de  Roquefavour et c’est le retour à la base, où nous atterrissons en douceur.

Une heure de pur bonheur pour moi, de plus Ian ne m’a pas vomi dans le cou, il est même content de ce périple en l’air.

Nos deux compères, après avoir refait le plein de l’avion, le remisent dans le hangar et nous allons nous rafraîchir le gosier, bière sans alcool pour moi, c’est de rigueur je suis « chauffeuse », pendant que notre pilote met les comptes à jour ! La journée est bien commencée, de ce pas, nous allons la poursuivre car nous fêtons les 15 ans de ma petite-fille Hélène !

 

Marignane city

 

Daniela.

Australien en balade,

Vaison la Romaine

 

 

 

Vaison, le pont romain

 

 

Samedi, étant dispensée de ma séance de kiné, je me suis laissée aller à une grasse matinée et ne me suis levée qu’à 9 h, mais avec un mal de tête dont je me serais bien passée.

Mon ami Australien en visite dans notre pays pour 3 semaines, n’avait pas de but précis pour cette journée, ayant l’habitude d’alterner une journée « visite » une journée « repos ».

Le temps était magnifique, j’ai trouvé dommage de ne pas en profiter, je me suis donc décidée au pied levé, d’aller lui faire visiter le magnifique village de Vaison la Romaine à environ 2 heures et demi de route en évitant l’autoroute.

Je prépare vite fait sandwiches et boissons fraîches, fruits, mon précieux guide routier et nous voilà partis.

Comme à mon habitude, j’ai fait quelques rallonges à mon itinéraire, mais cette fois, toujours dans la bonne direction ; toutefois, la faim me tenaillait, nous nous sommes donc arrêtés au bord de la route, à l’ombre de quelques arbres pour nous substanter.

Le sandwich nous asséchant légèrement le gosier, je sors les boissons…. Elles étaient fraîches à souhait, mais la bière spécialement prise pour mon ami Ian a dû rester dans le sac isotherme car j’avais oublié mon couteau suisse dans un sac « rando » nous n’avions rien pour ouvrir ladite bouteille. Il m’a maudite en silence (bien éduqués les Australiens) mais je voyais bien la contrariété sur ses traits.

Croyez-vous que j’ai éprouvé le moindre remord ? même pas, j’ai eu le fou-rire devant sa mine déconfite !

Nous arrivons enfin à notre destination. Nous avons arpenté les ruelles de Vaison, Ian a assouvi son envie de bière dans un café, il faisait si chaud que nous nous sommes arrêtés dans un glacier où nous avons succombé à la gourmandise d’une bonne glace, puis nous avons repris la route en fin d’après-midi, nous étions vannés !

Dimanche, ce sera promenade dans les cieux….

 

Daniela.

C’est presque l’été

 

Je longe la mer en escaladant les rochers

Empêchant le soleil de me lécher la peau.

Une brise marine transporte ses effluves iodés,

Au lointain se dessine la voile d’un bateau.

 

Je reprends le sentier où pousse le romarin

Dissimulée sous une écharpe de soie,

Tandis qu’en bas c’est l’étal des maillots de bain,

Je poursuis mon chemin en portant ma croix..

 

A l’ombre de mon pin je vais me reposer

Tout en écoutant les oiseaux gazouiller.

Je redoute les grosses chaleurs de l’été

Et pourtant je ne puis m’en passer.

 

Quand parfois mon esprit s’ouvre à la pensée

De ce besoin de partage des plus doux sentiments

Mes peurs me rattrapent sous couvert de liberté

Mes barrières sont-elles des faux semblants ?

 

 

Daniela

Une nuit…. Une pensée

 

Il est minuit, douce est la nuit

Le ciel est d’une grande clarté

Mais pas une étoile ne luit

Les lumières de la ville les ont cachées

 

En haut de la colline

Je peux voir la lune

De son quartier elle se fait câline

Serais-je importune ?

 

J’entends au loin un moteur

Peut-être un noctambule

Qui a volé quelques instants de bonheur

Et revient s’enfermer dans sa bulle

 

Quelque part une âme solitaire

Se retranche et se cache

Dans sa coquille imaginaire

Et s’endort pour faire relâche.

Daniela